Guide de l’assurance habitation

Votre assurance habitation à partir de 4€/mois.(1)

Sommaire

Qu'est-ce que l'assurance habitation ?

L'assurance habitation est un contrat d'assurance qui vous couvre vous et votre logement en cas de sinistre comme un dégât des eaux, un incendie, un événement climatique ou encore un cambriolage.

Assurance habitation et assurance multirisques habitation : quelle différence ?

Le contrat d'assurance multirisques habitation (MRH) est un contrat multi garanties qui permet de protéger aussi bien votre logement et votre mobilier que votre responsabilité, lorsque vous êtes responsable ou victime d'un sinistre.

Elle couvre les dommages aux causés biens immobiliers et mobiliers dans le cadre des garanties dommages aux biens, mais elle comprend également la garantie responsabilité civile privée qui couvre les dommages que vous ou les personnes assurées au contrat auraient causés aux tiers.

Elle peut également proposer, en garanties incluses ou en option, la protection juridique (prise en charge des frais de justice en cas de procédure) et l’assistance à domicile (par exemple, frais de garde d'enfants suite à un accident subi par l'assuré à son domicile).

Envie de réaliser des économies sur votre assurance habitation?

Que vous soyez propriétaire ou locataire, la protection de votre logement et de ses biens sera indispensable pour assurer votre tranquillité d'esprit. Mais est-elle obligatoire ? Combien coûte-t-elle ? Quelles sont ses garanties ? Comment choisir une assurance adaptée ? On vous explique tout !

L'assurance habitation est-elle obligatoire ?

Les obligations liées à la souscription d'une assurance habitation vont dépendre de votre statut.

Une assurance habitation est obligatoire si vous êtes propriétaire d’un bien qui fait partie d'une copropriété ou si vous êtes locataire de votre logement (hors location saisonnière ou logement de fonction).

En effet, en tant que locataire, votre bailleur vous demandera nécessairement de lui fournir une attestation d'assurance habitation couvrant les risques locatifs, c’est-à-dire les risques incendie, explosion et dégât des eaux. Il est donc essentiel de conserver les documents liés à votre contrat pour une durée illimitée. Dans le cas contraire, vous pourriez être endéfaut d'assurance, et vous exposer à de plus gros risques.

Si vous ne souscrivez pas une assurance habitation pour le logement que vous louez, le bailleur peut résilier le bail si une clause au contrat le prévoit (clause résolutoire), ou prendre une assurance habitation à votre place et en répercuter le coût sur le loyer.

Mais quand la souscrire ? Vous pouvez le faire jusqu’à la veille de la signature du contrat de votre nouvelle location (bail) ou nouvel achat, en indiquant à l’assureur la date exacte à laquelle vous prenez possession des lieux. En cas d’achat, le contrat d’assurance de l’ancien propriétaire peut être transféré au nouvel acquéreur (voir conditions article L121-10 du Code des assurances).

Pourquoi dois-je souscrire un contrat d'assurance habitation ?

Souscrire une assurance habitation est essentielle pour deux raisons :

  • Elle est obligatoire pour les locataires et les copropriétaires
  • Elle est vivement recommandée pour les propriétaires, qu'ils soient occupants ou non, pour protéger leur logement ainsi que les biens qu'il contient

Sans cette assurance habitation, vous pourriez soit vous retrouver dans un cas de défaut d'assurance, soit être confronté à des sinistres et des dégâts dont les réparations et remplacements seraient intégralement à votre charge.

Comment fonctionne l'assurance habitation ?

Le fonctionnement de l'assurance habitation est assez simple :

  • Vous souscrivez un contrat auprès de la compagnie de votre choix
  • Vous prenez la décision de régler votre contrat en prime annuelle ou en primes mensuelles
  • En cas de sinistre : vous le déclarez auprès de votre assureur qui se chargera d'étudier votre dossier
  • Vous recevez votre indemnité à laquelle la franchise fixée au contrat sera soustraite

Notez qu'il s'agit ici des grandes étapes du fonctionnement de l'assurance habitation, mais vous êtes également soumis aux exigences de votre contrat, de la loi et de votre compagnie d'assurance. Pensez à bien conserver et lire les documents qui vous seront transmis, de manière à bien suivre les étapes de souscription, les étapes de déclaration de sinistre, et les étapes d'indemnisation. Vous pourriez être soumis à des conditions supplémentaires précisées par votre assureur.

Comment fonctionne l'indemnisation en cas de sinistre ?

En cas de sinistre, vous allez devoir le déclarer auprès de votre compagnie d'assurance, qui se chargera d'étudier votre dossier avant de fixer une indemnisation.

Selon la nature du sinistre et les modalités prévues par votre compagnie d’assurance, le délai va de 2 jours à 30 jours ouvrés. En cas de retard lui causant un préjudice, la compagnie peut refuser de vous indemniser.

En cas de sinistre, le délai d’indemnisation dépend de différents facteurs : nature du sinistre, nécessité ou non de faire intervenir un expert en assurance, montant des dommages, garanties souscrites...

L'indemnisation de gré à gré

Notez que votre assureur peut également vous recommander d'opter pour l'indemnisation de gré à gré lorsque vous êtes victime d'un léger sinistre : cette méthode d'indemnisation vous permet de vous mettre d'accord sur le montant de l'indemnisation en direct avec votre assureur, sans attendre d'expertise plus longue ou d'évaluation plus complexe. Cette méthode peut s'avérer particulièrement utile et rapide si vous estimez que les dégâts sont légers et qu'une réparation rapide peut être opérée.

Le calcul de la vétusté avant une indemnisation

Selon l’article L121-1 su Code des assurances : l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre.

Toutefois, il existe une possibilité de remboursement dite «valeur à neuf», le remboursement «vétusté» n’est donc pas une obligation

Un expert évalue cette dépréciation selon plusieurs paramètres : l'âge du bien, son état d'entretien et ses caractéristiques techniques. Par exemple, une cuisine équipée de 5 ans subira une dévaluation différente d'un canapé du même âge.

Les compagnies d'assurance utilisent des grilles de vétusté en assurance standardisées, détaillées dans les conditions générales du contrat ou déterminées de gré à gré. Ces barèmes permettent d'établir la valeur des biens mobiliers au moment du sinistre.

La garantie valeur à neuf

Pour éviter le taux de vétusté lors de l'indemnisation de vos biens, vous avez la possibilité de souscrire la garantie valeur à neuf. Elle vous permet de bénéficier du remboursement du prix actuel de votre bien sur le marché, sans taux de vétusté. Par exemple, si vous avez acheté une table d'une valeur de 300€ il y a plusieurs années, et qu'elle en vaut aujourd'hui 200€, votre assureur vous remboursera un montant de 200€, sans prendre en compte son état au moment du sinistre.

Que faire en cas de refus d'assurance ?

Si vous êtes confronté à un refus d'assurance habitation, il est possible de contester cette décision. La première étape consiste à demander une explication écrite à l'assureur pour comprendre les raisons évoquées, telles qu'un risque jugé trop élevé ou un historique de sinistres.

Ces justifications doivent être claires et conformes au Code des assurances. Ensuite, vous pouvez adresser une réclamation formelle au service client ou au service des litiges de la compagnie d'assurance. Joignez tous les documents nécessaires, comme les devis ou les échanges précédents.

Si aucune solution amiable n'est trouvée, vous avez la possibilité de saisir le Médiateur des assurances, une autorité indépendante chargée de régler les différends entre les assurés et les assureurs. Ce recours est gratuit et peut aboutir à une résolution équitable.

Vous pouvez également saisir le Bureau Central de Tarification (BCT) dont la mission est de garantir l’obligation d’assurance en matière de responsabilité civile des locataires, des copropriétaires et des syndicats de copropriétaires.

Quelles garanties offre l'assurance habitation ?

Votre contrat d'assurance habitation standard peut généralement inclure les dommages aux biens, la responsabilité civile vie privée, et des garanties optionnelles en fonction de vos besoins spécifiques et de votre mode de vie. Toutefois, cela dépendra de la formule d'assurance habitation choisie.

Que couvre l'assurance habitation ?

Les dommages aux biens

Votre logement pourrait être couvert par votre contrat pour :

  • Les incendies et les explosions
  • Les dégâts des eaux (fuite, infiltration, rupture de canalisation...)
  • Les bris de glace (plaque à induction fissurée, baie vitrée cassée, porte de four brisée...)
  • Les vols et vandalismes (entrée par effraction et vol de vos objets, dégradations...)
  • Les événements climatiques (tempête, grêle, vent, neige...)
  • Les catastrophes naturelles ou technologiques qui sont reconnues par un arrêté interministériel publié au Journal Officiel

La responsabilité civile

Dans tous les contrats d'assurance habitation, vous disposez d'une garantie responsabilité civile qui permet de couvrir les dommages que vous pourriez causer à autrui, qu'il s'agisse de dommages corporels, matériels ou immatériels. Cette garantie vous couvre vous, vos enfants, et toutes les personnes assurées au contrat.

Par exemple, si votre lave-linge fuit et cause un dégât des eaux chez votre voisin, votre assurance habitation pourra prendre en charge les réparations à votre place.

Les garanties optionnelles

En fonction des compagnies d'assurance, plusieurs garanties optionnelles pourraient vous être proposées :

  • La garantie protection juridique, qui prend en charge vos frais de justice (avocat, huissier...) en cas de litige avec un tiers. Elle peut notamment vous être utile en cas de divorce ou de litige avec un locataire par exemple.
  • La garantie relogement provisoire, qui vous permet de bénéficier de la mise à disposition d'un nouveau logement pour une courte durée, si le vôtre devient inhabitable après un sinistre. Notez qu'un logement provisoire pourrait vous être proposé uniquement si le sinistre qui a eu lieu dans votre logement est couvert par votre contrat.
  • La garantie dépannage d'urgence, qui permet de prendre en charge les frais liés à l'intervention d'un expert après un sinistre (plombier, serrurier...)
  • La garantie complète contre le vol, qui couvre le vol d'objet même s'il a lieu à l'extérieur ou au sein de votre logement mais sans effraction, à condition que le voleur ne soit pas une personne qui vit chez vous.
  • L'assurance scolaire de vos enfants, qui les couvre s'ils sont victimes d'un accident à l'école ou pendant les sorties et voyages scolaires, mais aussi leurs activités extra-scolaires.

Quel est le prix moyen d'une assurance habitation ?

Le marché de l'assurance habitation connaît une hausse significative avec un coût moyen atteignant 243€ par an en 2025. Les tarifs varient selon le type de logement : un appartement revient en moyenne à 180€ annuels, tandis qu'une maison nécessite un budget d'environ 372€ par an.

La localisation joue un rôle majeur dans le calcul du prix. Les régions exposées aux risques climatiques, comme le Sud de la France, affichent des tarifs jusqu'à 30% plus élevés que la Bretagne ou la Normandie par exemple.

Le montant de la prime d’assurance dépend de plusieurs critères : les caractéristiques liées à votre statut (propriétaire, locataire…), à votre habitat (maison, appartement, situation géographique, superficie, calcul du nombre de pièces…), et au niveau de garantie souhaité selon vos besoins spécifiques. En effet, une assurance habitation locataire est souvent moins chère qu'une assurance habitation propriétaire.

Selon votre situation, il convient donc d’évaluer au plus juste le niveau de risque auquel vous êtes exposé et définir les montants des capitaux que vous souhaitez couvrir (mobilier, objets de valeur…).

Bon à savoir

regrouper vos assurances au sein d'une seule et même compagnie peut parfois vous permettre de bénéficier de tarifs plus avantageux. Pensez-y !

Puis-je changer d'assurance habitation à tout moment ?

La loi Hamon de 2014 a assoupli les conditions de résiliation des contrats d’assurance habitation renforçant ainsi le pouvoir des consommateurs. Depuis cette date, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment à l’issue de la première année de souscription, en donnant un simple préavis d’un mois (article L113-15-2 du Code des assurances).

Propriétaire, locataire : comment bien choisir son contrat en fonction de son profil ?

Le choix de votre contrat d'assurance habitation va dépendre de votre situation. En effet, vos besoins et votre budget ne seront pas les mêmes si vous êtes locataire, propriétaire, étudiant, jeune actif, sénior, colocataire, en concubinage, bailleur... Il est essentiel que vous définissiez bien en amont vos besoins spécifiques, les risques auxquels vous pourriez être exposé, et de bien comparer les offres disponibles sur le marché.

L'assurance habitation locataire

Comme évoqué précédemment, si vous êtes locataire, vous devez nécessairement souscrire un contrat d'assurance habitation qui vous couvre, à minima, contre les risques locatifs. Un locataire sans assurance se confronte directement à des litiges plus importants avec son bailleur.

S'assurer en location représente un coût, mais c'est essentiel pour vous assurer une tranquillité d'esprit. Vous avez également la possibilité de bénéficier d'aides au logement, de manière à vous assurer sans difficulté. Dès les premières visites, pensez à vous projeter en pensant aux coûts auxquels vous serez confronté, afin de faire le meilleur choix possible.

Par ailleurs, si vous êtes étudiant locataire à l'étranger, pensez à la garantie villégiature de votre assurance habitation, qui peut être souscrite en option : elle vous protège automatiquement lors des séjours à l'étranger jusqu'à 3 mois. Cette couverture complète s'applique pour vos stages en entreprises, voyages d'études ou séjours linguistiques. Pour les séjours dépassant 3 mois, la souscription d'une nouvelle assurance habitation dans votre pays d'accueil devient indispensable. Pour ce faire, il conviendra de vous renseigner auprès de votre université d'accueil qui propose souvent des partenariats avec des assureurs locaux.

Notez qu'en tant que locataire, en plus de l'assurance habitation, vous êtes soumis à certaines exigences et obligations : vous êtes notamment responsable de l'entretien courant du logement de votre propriétaire (mobiliers, jardin, chauffe-eau...). En cas de sinistre, vous devez également prévenir le plus rapidement possible votre propriétaire, de manière à identifier lequel de vos contrats d'assurance devra prendre le relais. En effet, en fonction des situations, il se peut que votre propriétaire soit contraint de prendre en charge la réparation d'un dommage après un sinistre. Cela suit notamment vos droits de locataire, définis par la loi.

Par ailleurs, lors de la fin de votre bail, à la sortie du logement, pensez à demander une attestation de sortie à votre propriétaire bailleur : cela pourra vous permettre d'entamer les démarches de résiliation plus simplement auprès de votre assureur.

L'assurance habitation propriétaire

En tant que propriétaire occupant d'une maison ou d'un appartement, l'assurance habitation n'est pas légalement obligatoire, sauf si votre logement est situé en copropriété. Toutefois, elle est vivement conseillée pour vous dédommager en cas de sinistres comme un incendie ou un dégât des eaux.

Vous pouvez ajouter des garanties optionnelles pour vos dépendances ou vos objets de valeur par exemple, mais également être protégé dans le cadre du télétravail. Cela peut être essentiel pour couvrir vos équipements en cas de sinistre. Attention cependant, tous les assureurs ne proposent pas cette option. Pensez à vous renseigner en amont si vous avez besoin d'être protégé dans ce contexte.

Concrètement, votre contrat d'assurance habitation protège vos murs, vos biens personnels ainsi que votre responsabilité civile et celle de vos proches vivant dans le logement, s'ils ont été déclarés au moment de la souscription du contrat.

L'assurance habitation propriétaire non-occupant (bailleur)

En tant que propriétaire non-occupant, vous n'êtes pas obligé de souscrire un contrat d'assurance habitation. Toutefois, il peut être important de vous couvrir en cas de location de votre propriété, afin de compléter l'assurance habitation de votre locataire et d'éviter les mauvaises surprises... car si la charge des dommages vous revient, vous pourriez subir des coûts relativement élevés. Par ailleurs, elle peut aussi vous permettre de couvrir votre logement lors des périodes de vacances locatives.

Attention cependant, comme pour les propriétaires occupants, souscrire une assurance habitation est obligatoire dès lors que votre logement se situe en copropriété, comme l'exige la loi Alur.

Maison, appartement : comment bien choisir son contrat en fonction de son logement ?

Le choix de votre assurance habitation ne dépend pas uniquement de votre profil, il dépend également de votre logement. En effet, un bien situé en copropriété, un logement en indivision, une habitation atypique jugée plus écologique, un logement en zone inondable, au rez de chaussée, ou une maison en construction avec un achat sur plan , ne nécessiteront pas les mêmes exigences, ne se confronteront pas aux mêmes risques, et n'auront pas le même coût en matière d'assurance et de protection.

Par ailleurs, il vous sera nécessaire de personnaliser votre contrat d'assurance pour l'adapter à votre mobilier, vos équipements, et vos éventuelles dépendances. En effet, si vous disposez d'un garage ou d'une place de parking, de panneaux solaires, de bijoux de valeur, d'œuvres d'art, d'instruments de musique, ou d'appareils nomades... il sera nécessaire de les déclarer à votre assureur et d'éventuellement souscrire des garanties supplémentaires pour vous protéger plus complètement.

En cas de changement de situation ou d'état de votre logement (déménagement, rénovation, travaux, vente...) il sera essentiel d'en informer votre assureur le plus rapidement possible. Cela pourrait directement impacter le montant de vos cotisations, vos besoins en matière de couverture, et donc les garanties souscrites, ou même la vie de votre contrat. Vous pouvez contacter votre assureur directement depuis son site web, ou éventuellement depuis son application, le cas échéant.

Quelle est la meilleure assurance habitation ?

Afin de trouver la meilleure assurance habitation pour vous, il est nécessaire de prendre en compte l'ensemble des éléments évoqués précédemment afin de bénéficier d'une bonne couverture. Nous vous conseillons également d'avoir recours à des comparateurs et des simulateurs en ligne : ils vous permettront d'obtenir des devis personnalisés et des tarifs adaptés, et de pouvoir comparer plus facilement les offres disponibles sur le marché.

La souscription en ligne d'une assurance habitation pour votre maison ou votre appartement peut s'avérer particulièrement intéressante pour gagner du temps et opter pour la proposition la moins chère.

Les comparateurs en ligne pour faire baisser le coût de son assurance

Avoir recours à des comparateurs en ligne peut vous permettre de faire baisser le coût de votre assurance. Comment savoir si vous pouvez faire des économies sur le coût de votre contrat d’assurance habitation actuel si vous n’avez pas une vision des prix pratiqués par d’autres assureurs pour des garanties similaires ? A vous de jouer !

Retour Qu'est-ce qu'un co-emprunteur ?

Qu'est-ce qu'un co-emprunteur ?

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Vous êtes en pleine recherche d'un emprunt pour concrétiser votre projet immobilier ? Vous entendez parler du statut de "co-emprunteur" mais vous ne savez pas exactement ce que c'est ? Qui peut l'être ? Quel est son rôle et ses obligations ? Ses avantages et ses inconvénients ? Cardif, assureur, vous propose des explications !

Qu'est-ce qu'un co-emprunteur en bref

  • Avant de le signer, lisez attentivement le contrat de prêt et ses modalités : clause de solidarité, durée, montant, répartition...
  • Dans le cas d'un emprunt immobilier, formalisez la répartition de la propriété entre chaque co-emprunteur afin d'éviter dans le futur les éventuels conflits en cas d'aléas de la vie
  • En cas de difficulté, privilégiez la communication à l'amiable avant la voie juridique (rachat de crédit, désolidarisation, vente...)
  • Ne vous précipitez pas avant de signer une offre de prêt : prenez le temps d'analyser vos projets futurs, être co-emprunteur a un impact sur vos capacités d'emprunt à l'avenir

Quelle est la définition du statut de co-emprunteur ?

Concrètement, un co-emprunteur est une personne qui signe, avec une ou plusieurs autres personnes, un seul et même contrat de prêt, qu'il s'agisse d'un prêt immobilier ou d'un prêt à la consommation.

Comme n'importe quel emprunteur, le co-emprunteur signe le contrat de prêt en s'engageant auprès de la banque à participer au remboursement des échéances du crédit. Selon les conditions négociées au moment de la signature du contrat, l'emprunteur et le co-emprunteur remboursent leur prêt solidairement.

Généralement, emprunter à plusieurs renforce votre dossier auprès de l'organisme prêteur car il augmente votre capacité à rembourser le crédit sur le long terme, et cela vous permet aussi de bénéficier d'une capacité d'emprunt plus grande, tout en ne dépassant pas les 35% de taux d'endettement globaux.

Quelle est la différence entre un emprunteur et un co-emprunteur ?

Dans les faits, il n'existe pas de différence entre ces deux termes. Il peut en exister selon les rôles et le contexte du prêt.

  • L'emprunteur principal : il s'agit de la personne qui peut apparaître en premier sur l'offre de prêt, et qui peut être considérée comme la personne qui porte le projet. Toutefois, il n'a pas réellement de rôle définit dans un sens juridique.
  • Le co-emprunteur : il s'agit de toute personne qui signe le prêt et qui partage les obligations qui y sont liées. Plus concrètement, toutes les personnes qui signent le prêt sont considérées comme des co-emprunteurs. Les engagements de chacun sont donc mutualisés.

Pour résumer, l'emprunteur principal et le co-emprunteur ont le même rôle et les mêmes obligations. Dans le cas d'un couple marié qui emprunte pour acheter une maison, par exemple, les deux personnes sont considérées comme des co-emprunteurs. Il n'existe pas de différences majeures entre deux personnes qui souscrivent le même crédit.

Bon à savoir

Lors de la souscription d'un crédit immobilier entre plusieurs personnes, elles sont, soumises à la clause de solidarité, si elle existe : chacun des signataires est engagé à rembourser la totalité de la dette.

Puis-je co-emprunter avec un parent ?

Oui ! Vous avez tout à fait la possibilité d'emprunter avec un parent. Plus précisément : vous pouvez emprunter avec n'importe quelle personne qui vous entoure et avec qui vous souhaitez vous engager sur un emprunt bancaire et, donc, sur son remboursement sur le long terme.

Aux yeux de la Loi, pour la signature d’un contrat il n'est en aucun cas obligatoire d'être relié avec vos co-emprunteurs par un mariage, un pacs, ou tout autre lien . Vous pouvez donc emprunter avec un parent, un frère ou une sœur, n'importe quel membre de la famille, un ami... Les banques pourront toutefois étudier vos liens avec votre co-emprunteur, mais surtout sa capacité de remboursement à travers les justificatifs que vous leur fournirez.

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Le co-emprunteur est-il propriétaire ?

Si vous faites une demande de crédit immobilier avec un co-emprunteur, cela ne signifie pas que celui-ci sera propriétaire de votre logement. La propriété résulte de l'acte d'achat et de l'inscription de son nom sur l'acte notarié.

Il est donc essentiel de faire la distinction entre un co-emprunteur (vous êtes solidaire du remboursement de votre crédit) et un co-acquéreur (vous êtes conjointement propriétaire d'un logement par l'acte d'achat).

Cependant, dans la plupart des cas, la personne qui co-emprunte dans le cadre d'un prêt immobilier figure aussi sur l'acte d'acquisition du logement et devient donc co-propriétaire selon la quote-part définie par le notaire. Toutefois, il est tout à fait possible que vous empruntiez à plusieurs pour financer l'acquisition d'un bien, seul.

Pourquoi faire une demande de crédit immobilier avec un co-emprunteur ?

Faire une demande de crédit immobilier avec un co-emprunteur présente avant tout un avantage majeur lors de la construction de votre dossier de demande de prêt :

  • Vous améliorez votre dossier : en co-empruntant, vous cumulez vos revenus et vos éventuelles économies. Cela augmente, donc, nécessairement vos chances d'obtenir un prêt et d'améliorer son taux.
  • Vous réduisez votre taux d'emprunt individuel : vous réduisez votre charge puisque celle-ci est répartie entre plusieurs personnes (deux ou plus).
  • Vous rassurez votre banque : la clause de solidarité et surtout la présence d'un co-emprunteur diminue le risque pour votre banque. Si l'un des co-emprunteurs rencontre des difficultés financières, l'autre est solidairement responsable des dettes et devra donc prendre en charge les échéances : ainsi, la banque est "couverte".
  • Vous accédez plus facilement à un emprunt plus élevé : dans le cadre d'un crédit immobilier, vous ne pouvez pas dépasser les 35% de taux d'endettement. En vous basant sur vos revenus ainsi que sur ceux de votre co-emprunteur, votre capacité d'emprunt augmentera proportionnellement.

Quels sont les droits d'un co-emprunteur ?

Comme n'importe quel emprunteur, le co-emprunteur peut exiger la communication de l'ensemble des pièces relatives à la souscription du prêt et à son évolution : tableau d'amortissement, contrat de prêt, relevés...

De la même façon, le co-emprunteur dispose d'un droit de jouissance du bien immobilier (dans le cas d'un prêt immo) acquis grâce au prêt obtenu, si uniquement il figure sur l'acte d'acquisition et qu'il en est aussi le co-propriétaire.

Que faire si mon co-emprunteur ne paye pas sa part ?

Si votre co-emprunteur ne paye pas ou plus sa part, plusieurs étapes sont envisageables :

  1. Vérifiez la clause de solidarité : si elle existe, comme nous l'avons vu, la banque pourra exiger que vous lui remboursiez la part non perçue.
  2. Réglez l'échéance demandée pour éviter des incidents : si vous êtes redevable de cette dette à la place de votre co-emprunteur, il est essentiel que vous vous en acquittiez afin d'éviter tout litige avec l'établissement bancaire
  3. Trouvez une solution amiable : si vos relations le permettent, vous pouvez régler cette situation directement avec votre co-emprunteur, vous pouvez opter pour le rachat de crédit, pour la vente du bien si vous êtes solidairement relié par un crédit immobilier, ou encore envisager la séparation des prêts (désolidarisation) si votre établissement bancaire l'accepte.
  4. Entamez des démarches juridiques : si vous n'avez plus le choix, vous pouvez faire appel à un avocat et entamer des démarches plus sérieuses en vu d'obtenir le remboursement des sommes avancées.

Un co-emprunteur peut-il faire un autre crédit ?

Absolument ! Rien n'interdit un co-emprunteur de souscrire un autre crédit de son côté. Toutefois, il faut noter que cela dépendra de sa capacité d'endettement.

  • La capacité d'endettement d'un co-emprunteur est évaluée en prenant en compte tous ses revenus et charges, y compris la part du crédit qu'il doit rembourser.
  • La souscription d'un nouveau prêt augmentera son taux d'endettement, ce qui peut affecter sa solvabilité aux yeux des banques.

Avant de s'engager dans un nouveau prêt, il est donc essentiel pour un co-emprunteur de bien évaluer sa situation financière.

Co-emprunteur et crédit à la consommation

Le co-emprunt ne se limite pas aux projets immobiliers. La loi autorise la signature d'un crédit à la consommation à plusieurs, qu'il s'agisse d'un prêt auto, d'un financement de travaux ou d'un prêt personnel.

Concrètement, un conjoint, un partenaire de PACS ou même un ami peut co-signer ce type de contrat avec vous. Les deux signataires sont alors engagés solidairement au même titre que pour un prêt immobilier : l'organisme financier analyse les revenus et la capacité de remboursement des deux parties grâce à une technique de scoring.

Bon à savoir

Le co-emprunteur d'un crédit à la consommation n'est pas nécessairement l'acquéreur du bien financé. Par exemple, un parent peut co-signer un crédit auto pour son enfant sans pour autant utiliser le véhicule. Chacun reste néanmoins responsable de la totalité des mensualités en cas de défaillance de l'autre.

Quels sont les risques liés au statut de co-emprunteur ?

Bien que le statut de co-emprunteur présente de nombreux avantages lorsque tout se passe bien, il en présente aussi des désavantages lorsque tout ne se passe pas comme prévu...

  • Vous êtes responsable conjointement et solidairement du remboursement du prêt : comme nous l'avons vu, si votre co-emprunteur ne rembourse pas sa part du crédit, vous risquez d'être poursuivi pour la totalité de la dette.
  • Vous réduisez votre capacité d'emprunt : si vous vous engagez dans la demande d'un crédit, vous serez moins en mesure de dégager une offre de prêt conséquente de votre côté. En effet, comme nous l'avons vu, vos dettes s'accumulent et impactent votre taux d'endettement. Plus celui-ci est élevé, moins vous aurez de capacité à faire une demande de crédit plus tard.
  • Vous pouvez vous exposer à des conflits personnels : en cas de séparation, si vous êtes en couple, ou en cas de décès de l'un des emprunteurs... Vous pourriez être victime de conflits si la répartition de la propriété, dans le cadre d'un emprunt immobilier, n'a pas été clairement définie par exemple.

Co-emprunteur et séparation : comment fonctionne la désolidarisation de prêt ?

La désolidarisation se caractérise par le fait que la banque vous ayant octroyé le crédit accepte de libérer l'un des signataires de l'offre de prêt de ses obligations de remboursement.

Attention cependant, elle n'est pas automatique : la banque exigera des garanties (solvabilité de l'emprunteur restant, éventuel rachat...). Généralement, la banque exige que le co-emprunteur désolidarisé soit remplacé, ou que l'emprunteur restant rachète le crédit.

Notez que l'acte de divorce peut inciter la banque à accepter la désolidarisation du prêt, mais cela n'est pas systématique.

Co-emprunteur ou garant : quelle est la garantie la plus solide auprès des banques ?

Les statuts de garant ou de co-emprunteur présentent tous deux des avantages pour obtenir un crédit immobilier plus facilement. Toutefois, l'un peut être plus avantageux que l'autre, mais cela dépend avant tout des exigences de votre banque :

  • Le co-emprunteur : il est directement engagé dans le remboursement du prêt souscrit. Cela représente donc généralement la garantie la plus solide pour les banques qui peuvent agir contre l'emprunteur principal et contre le co-emprunteur à la fois.
  • Le garant : il s'agit d'un tiers qui s'engage à prendre le relais en cas de défaut de paiement. Cependant, la caution est souvent limitée en termes de plafond et de durée.

En résumé, le co-emprunteur présente, apriori, une garantie plus solide pour les établissements prêteurs qui ne souhaitent pas prendre de risque. Ces derniers auront plus de marge de manœuvre pour récupérer leur dû si le prêt est signé par plusieurs emprunteurs, que si un seul emprunteur y figure avec son garant.

Je suis garant : puis-je tout de même faire un crédit immobilier ?

Être garant pour un prêt ne vous empêche pas de contracter un crédit immobilier. Toutefois, le rôle de garant implique une responsabilité financière qui pourrait affecter votre capacité d'emprunt pour votre propre prêt immobilier.

Un garant s'engage à rembourser le prêt en cas de défaillance de l'emprunteur principal. Lorsque vous faites une demande de crédit immobilier, l'établissement prêteur évalue votre capacité de remboursement en prenant en compte vos revenus, vos dépenses et vos éventuelles dettes.

Si vous êtes déjà garant d'un prêt, l'établissement prêteur considérera cela comme un engagement financier supplémentaire. Votre capacité d'emprunt pour votre propre crédit pourrait donc être réduite en conséquence.

Cependant, chaque banque a ses propres critères d'évaluation et certaines peuvent être plus exigeantes que d'autres. Avant de faire une demande de crédit immobilier, il est donc conseillé de bien évaluer votre situation personnelle et financière et de consulter plusieurs établissements prêteurs afin d'évaluer leurs conditions.

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