Guide de l’assurance habitation

Votre assurance habitation à partir de 4€/mois.(1)

Sommaire

Qu'est-ce que l'assurance habitation ?

L'assurance habitation est un contrat d'assurance qui vous couvre vous et votre logement en cas de sinistre comme un dégât des eaux, un incendie, un événement climatique ou encore un cambriolage.

Assurance habitation et assurance multirisques habitation : quelle différence ?

Le contrat d'assurance multirisques habitation (MRH) est un contrat multi garanties qui permet de protéger aussi bien votre logement et votre mobilier que votre responsabilité, lorsque vous êtes responsable ou victime d'un sinistre.

Elle couvre les dommages aux causés biens immobiliers et mobiliers dans le cadre des garanties dommages aux biens, mais elle comprend également la garantie responsabilité civile privée qui couvre les dommages que vous ou les personnes assurées au contrat auraient causés aux tiers.

Elle peut également proposer, en garanties incluses ou en option, la protection juridique (prise en charge des frais de justice en cas de procédure) et l’assistance à domicile (par exemple, frais de garde d'enfants suite à un accident subi par l'assuré à son domicile).

Envie de réaliser des économies sur votre assurance habitation?

Que vous soyez propriétaire ou locataire, la protection de votre logement et de ses biens sera indispensable pour assurer votre tranquillité d'esprit. Mais est-elle obligatoire ? Combien coûte-t-elle ? Quelles sont ses garanties ? Comment choisir une assurance adaptée ? On vous explique tout !

L'assurance habitation est-elle obligatoire ?

Les obligations liées à la souscription d'une assurance habitation vont dépendre de votre statut.

Une assurance habitation est obligatoire si vous êtes propriétaire d’un bien qui fait partie d'une copropriété ou si vous êtes locataire de votre logement (hors location saisonnière ou logement de fonction).

En effet, en tant que locataire, votre bailleur vous demandera nécessairement de lui fournir une attestation d'assurance habitation couvrant les risques locatifs, c’est-à-dire les risques incendie, explosion et dégât des eaux. Il est donc essentiel de conserver les documents liés à votre contrat pour une durée illimitée. Dans le cas contraire, vous pourriez être endéfaut d'assurance, et vous exposer à de plus gros risques.

Si vous ne souscrivez pas une assurance habitation pour le logement que vous louez, le bailleur peut résilier le bail si une clause au contrat le prévoit (clause résolutoire), ou prendre une assurance habitation à votre place et en répercuter le coût sur le loyer.

Mais quand la souscrire ? Vous pouvez le faire jusqu’à la veille de la signature du contrat de votre nouvelle location (bail) ou nouvel achat, en indiquant à l’assureur la date exacte à laquelle vous prenez possession des lieux. En cas d’achat, le contrat d’assurance de l’ancien propriétaire peut être transféré au nouvel acquéreur (voir conditions article L121-10 du Code des assurances).

Pourquoi dois-je souscrire un contrat d'assurance habitation ?

Souscrire une assurance habitation est essentielle pour deux raisons :

  • Elle est obligatoire pour les locataires et les copropriétaires
  • Elle est vivement recommandée pour les propriétaires, qu'ils soient occupants ou non, pour protéger leur logement ainsi que les biens qu'il contient

Sans cette assurance habitation, vous pourriez soit vous retrouver dans un cas de défaut d'assurance, soit être confronté à des sinistres et des dégâts dont les réparations et remplacements seraient intégralement à votre charge.

Comment fonctionne l'assurance habitation ?

Le fonctionnement de l'assurance habitation est assez simple :

  • Vous souscrivez un contrat auprès de la compagnie de votre choix
  • Vous prenez la décision de régler votre contrat en prime annuelle ou en primes mensuelles
  • En cas de sinistre : vous le déclarez auprès de votre assureur qui se chargera d'étudier votre dossier
  • Vous recevez votre indemnité à laquelle la franchise fixée au contrat sera soustraite

Notez qu'il s'agit ici des grandes étapes du fonctionnement de l'assurance habitation, mais vous êtes également soumis aux exigences de votre contrat, de la loi et de votre compagnie d'assurance. Pensez à bien conserver et lire les documents qui vous seront transmis, de manière à bien suivre les étapes de souscription, les étapes de déclaration de sinistre, et les étapes d'indemnisation. Vous pourriez être soumis à des conditions supplémentaires précisées par votre assureur.

Comment fonctionne l'indemnisation en cas de sinistre ?

En cas de sinistre, vous allez devoir le déclarer auprès de votre compagnie d'assurance, qui se chargera d'étudier votre dossier avant de fixer une indemnisation.

Selon la nature du sinistre et les modalités prévues par votre compagnie d’assurance, le délai va de 2 jours à 30 jours ouvrés. En cas de retard lui causant un préjudice, la compagnie peut refuser de vous indemniser.

En cas de sinistre, le délai d’indemnisation dépend de différents facteurs : nature du sinistre, nécessité ou non de faire intervenir un expert en assurance, montant des dommages, garanties souscrites...

L'indemnisation de gré à gré

Notez que votre assureur peut également vous recommander d'opter pour l'indemnisation de gré à gré lorsque vous êtes victime d'un léger sinistre : cette méthode d'indemnisation vous permet de vous mettre d'accord sur le montant de l'indemnisation en direct avec votre assureur, sans attendre d'expertise plus longue ou d'évaluation plus complexe. Cette méthode peut s'avérer particulièrement utile et rapide si vous estimez que les dégâts sont légers et qu'une réparation rapide peut être opérée.

Le calcul de la vétusté avant une indemnisation

Selon l’article L121-1 su Code des assurances : l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre.

Toutefois, il existe une possibilité de remboursement dite «valeur à neuf», le remboursement «vétusté» n’est donc pas une obligation

Un expert évalue cette dépréciation selon plusieurs paramètres : l'âge du bien, son état d'entretien et ses caractéristiques techniques. Par exemple, une cuisine équipée de 5 ans subira une dévaluation différente d'un canapé du même âge.

Les compagnies d'assurance utilisent des grilles de vétusté en assurance standardisées, détaillées dans les conditions générales du contrat ou déterminées de gré à gré. Ces barèmes permettent d'établir la valeur des biens mobiliers au moment du sinistre.

La garantie valeur à neuf

Pour éviter le taux de vétusté lors de l'indemnisation de vos biens, vous avez la possibilité de souscrire la garantie valeur à neuf. Elle vous permet de bénéficier du remboursement du prix actuel de votre bien sur le marché, sans taux de vétusté. Par exemple, si vous avez acheté une table d'une valeur de 300€ il y a plusieurs années, et qu'elle en vaut aujourd'hui 200€, votre assureur vous remboursera un montant de 200€, sans prendre en compte son état au moment du sinistre.

Que faire en cas de refus d'assurance ?

Si vous êtes confronté à un refus d'assurance habitation, il est possible de contester cette décision. La première étape consiste à demander une explication écrite à l'assureur pour comprendre les raisons évoquées, telles qu'un risque jugé trop élevé ou un historique de sinistres.

Ces justifications doivent être claires et conformes au Code des assurances. Ensuite, vous pouvez adresser une réclamation formelle au service client ou au service des litiges de la compagnie d'assurance. Joignez tous les documents nécessaires, comme les devis ou les échanges précédents.

Si aucune solution amiable n'est trouvée, vous avez la possibilité de saisir le Médiateur des assurances, une autorité indépendante chargée de régler les différends entre les assurés et les assureurs. Ce recours est gratuit et peut aboutir à une résolution équitable.

Vous pouvez également saisir le Bureau Central de Tarification (BCT) dont la mission est de garantir l’obligation d’assurance en matière de responsabilité civile des locataires, des copropriétaires et des syndicats de copropriétaires.

Quelles garanties offre l'assurance habitation ?

Votre contrat d'assurance habitation standard peut généralement inclure les dommages aux biens, la responsabilité civile vie privée, et des garanties optionnelles en fonction de vos besoins spécifiques et de votre mode de vie. Toutefois, cela dépendra de la formule d'assurance habitation choisie.

Que couvre l'assurance habitation ?

Les dommages aux biens

Votre logement pourrait être couvert par votre contrat pour :

  • Les incendies et les explosions
  • Les dégâts des eaux (fuite, infiltration, rupture de canalisation...)
  • Les bris de glace (plaque à induction fissurée, baie vitrée cassée, porte de four brisée...)
  • Les vols et vandalismes (entrée par effraction et vol de vos objets, dégradations...)
  • Les événements climatiques (tempête, grêle, vent, neige...)
  • Les catastrophes naturelles ou technologiques qui sont reconnues par un arrêté interministériel publié au Journal Officiel

La responsabilité civile

Dans tous les contrats d'assurance habitation, vous disposez d'une garantie responsabilité civile qui permet de couvrir les dommages que vous pourriez causer à autrui, qu'il s'agisse de dommages corporels, matériels ou immatériels. Cette garantie vous couvre vous, vos enfants, et toutes les personnes assurées au contrat.

Par exemple, si votre lave-linge fuit et cause un dégât des eaux chez votre voisin, votre assurance habitation pourra prendre en charge les réparations à votre place.

Les garanties optionnelles

En fonction des compagnies d'assurance, plusieurs garanties optionnelles pourraient vous être proposées :

  • La garantie protection juridique, qui prend en charge vos frais de justice (avocat, huissier...) en cas de litige avec un tiers. Elle peut notamment vous être utile en cas de divorce ou de litige avec un locataire par exemple.
  • La garantie relogement provisoire, qui vous permet de bénéficier de la mise à disposition d'un nouveau logement pour une courte durée, si le vôtre devient inhabitable après un sinistre. Notez qu'un logement provisoire pourrait vous être proposé uniquement si le sinistre qui a eu lieu dans votre logement est couvert par votre contrat.
  • La garantie dépannage d'urgence, qui permet de prendre en charge les frais liés à l'intervention d'un expert après un sinistre (plombier, serrurier...)
  • La garantie complète contre le vol, qui couvre le vol d'objet même s'il a lieu à l'extérieur ou au sein de votre logement mais sans effraction, à condition que le voleur ne soit pas une personne qui vit chez vous.
  • L'assurance scolaire de vos enfants, qui les couvre s'ils sont victimes d'un accident à l'école ou pendant les sorties et voyages scolaires, mais aussi leurs activités extra-scolaires.

Quel est le prix moyen d'une assurance habitation ?

Le marché de l'assurance habitation connaît une hausse significative avec un coût moyen atteignant 243€ par an en 2025. Les tarifs varient selon le type de logement : un appartement revient en moyenne à 180€ annuels, tandis qu'une maison nécessite un budget d'environ 372€ par an.

La localisation joue un rôle majeur dans le calcul du prix. Les régions exposées aux risques climatiques, comme le Sud de la France, affichent des tarifs jusqu'à 30% plus élevés que la Bretagne ou la Normandie par exemple.

Le montant de la prime d’assurance dépend de plusieurs critères : les caractéristiques liées à votre statut (propriétaire, locataire…), à votre habitat (maison, appartement, situation géographique, superficie, calcul du nombre de pièces…), et au niveau de garantie souhaité selon vos besoins spécifiques. En effet, une assurance habitation locataire est souvent moins chère qu'une assurance habitation propriétaire.

Selon votre situation, il convient donc d’évaluer au plus juste le niveau de risque auquel vous êtes exposé et définir les montants des capitaux que vous souhaitez couvrir (mobilier, objets de valeur…).

Bon à savoir

regrouper vos assurances au sein d'une seule et même compagnie peut parfois vous permettre de bénéficier de tarifs plus avantageux. Pensez-y !

Puis-je changer d'assurance habitation à tout moment ?

La loi Hamon de 2014 a assoupli les conditions de résiliation des contrats d’assurance habitation renforçant ainsi le pouvoir des consommateurs. Depuis cette date, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment à l’issue de la première année de souscription, en donnant un simple préavis d’un mois (article L113-15-2 du Code des assurances).

Propriétaire, locataire : comment bien choisir son contrat en fonction de son profil ?

Le choix de votre contrat d'assurance habitation va dépendre de votre situation. En effet, vos besoins et votre budget ne seront pas les mêmes si vous êtes locataire, propriétaire, étudiant, jeune actif, sénior, colocataire, en concubinage, bailleur... Il est essentiel que vous définissiez bien en amont vos besoins spécifiques, les risques auxquels vous pourriez être exposé, et de bien comparer les offres disponibles sur le marché.

L'assurance habitation locataire

Comme évoqué précédemment, si vous êtes locataire, vous devez nécessairement souscrire un contrat d'assurance habitation qui vous couvre, à minima, contre les risques locatifs. Un locataire sans assurance se confronte directement à des litiges plus importants avec son bailleur.

S'assurer en location représente un coût, mais c'est essentiel pour vous assurer une tranquillité d'esprit. Vous avez également la possibilité de bénéficier d'aides au logement, de manière à vous assurer sans difficulté. Dès les premières visites, pensez à vous projeter en pensant aux coûts auxquels vous serez confronté, afin de faire le meilleur choix possible.

Par ailleurs, si vous êtes étudiant locataire à l'étranger, pensez à la garantie villégiature de votre assurance habitation, qui peut être souscrite en option : elle vous protège automatiquement lors des séjours à l'étranger jusqu'à 3 mois. Cette couverture complète s'applique pour vos stages en entreprises, voyages d'études ou séjours linguistiques. Pour les séjours dépassant 3 mois, la souscription d'une nouvelle assurance habitation dans votre pays d'accueil devient indispensable. Pour ce faire, il conviendra de vous renseigner auprès de votre université d'accueil qui propose souvent des partenariats avec des assureurs locaux.

Notez qu'en tant que locataire, en plus de l'assurance habitation, vous êtes soumis à certaines exigences et obligations : vous êtes notamment responsable de l'entretien courant du logement de votre propriétaire (mobiliers, jardin, chauffe-eau...). En cas de sinistre, vous devez également prévenir le plus rapidement possible votre propriétaire, de manière à identifier lequel de vos contrats d'assurance devra prendre le relais. En effet, en fonction des situations, il se peut que votre propriétaire soit contraint de prendre en charge la réparation d'un dommage après un sinistre. Cela suit notamment vos droits de locataire, définis par la loi.

Par ailleurs, lors de la fin de votre bail, à la sortie du logement, pensez à demander une attestation de sortie à votre propriétaire bailleur : cela pourra vous permettre d'entamer les démarches de résiliation plus simplement auprès de votre assureur.

L'assurance habitation propriétaire

En tant que propriétaire occupant d'une maison ou d'un appartement, l'assurance habitation n'est pas légalement obligatoire, sauf si votre logement est situé en copropriété. Toutefois, elle est vivement conseillée pour vous dédommager en cas de sinistres comme un incendie ou un dégât des eaux.

Vous pouvez ajouter des garanties optionnelles pour vos dépendances ou vos objets de valeur par exemple, mais également être protégé dans le cadre du télétravail. Cela peut être essentiel pour couvrir vos équipements en cas de sinistre. Attention cependant, tous les assureurs ne proposent pas cette option. Pensez à vous renseigner en amont si vous avez besoin d'être protégé dans ce contexte.

Concrètement, votre contrat d'assurance habitation protège vos murs, vos biens personnels ainsi que votre responsabilité civile et celle de vos proches vivant dans le logement, s'ils ont été déclarés au moment de la souscription du contrat.

L'assurance habitation propriétaire non-occupant (bailleur)

En tant que propriétaire non-occupant, vous n'êtes pas obligé de souscrire un contrat d'assurance habitation. Toutefois, il peut être important de vous couvrir en cas de location de votre propriété, afin de compléter l'assurance habitation de votre locataire et d'éviter les mauvaises surprises... car si la charge des dommages vous revient, vous pourriez subir des coûts relativement élevés. Par ailleurs, elle peut aussi vous permettre de couvrir votre logement lors des périodes de vacances locatives.

Attention cependant, comme pour les propriétaires occupants, souscrire une assurance habitation est obligatoire dès lors que votre logement se situe en copropriété, comme l'exige la loi Alur.

Maison, appartement : comment bien choisir son contrat en fonction de son logement ?

Le choix de votre assurance habitation ne dépend pas uniquement de votre profil, il dépend également de votre logement. En effet, un bien situé en copropriété, un logement en indivision, une habitation atypique jugée plus écologique, un logement en zone inondable, au rez de chaussée, ou une maison en construction avec un achat sur plan , ne nécessiteront pas les mêmes exigences, ne se confronteront pas aux mêmes risques, et n'auront pas le même coût en matière d'assurance et de protection.

Par ailleurs, il vous sera nécessaire de personnaliser votre contrat d'assurance pour l'adapter à votre mobilier, vos équipements, et vos éventuelles dépendances. En effet, si vous disposez d'un garage ou d'une place de parking, de panneaux solaires, de bijoux de valeur, d'œuvres d'art, d'instruments de musique, ou d'appareils nomades... il sera nécessaire de les déclarer à votre assureur et d'éventuellement souscrire des garanties supplémentaires pour vous protéger plus complètement.

En cas de changement de situation ou d'état de votre logement (déménagement, rénovation, travaux, vente...) il sera essentiel d'en informer votre assureur le plus rapidement possible. Cela pourrait directement impacter le montant de vos cotisations, vos besoins en matière de couverture, et donc les garanties souscrites, ou même la vie de votre contrat. Vous pouvez contacter votre assureur directement depuis son site web, ou éventuellement depuis son application, le cas échéant.

Quelle est la meilleure assurance habitation ?

Afin de trouver la meilleure assurance habitation pour vous, il est nécessaire de prendre en compte l'ensemble des éléments évoqués précédemment afin de bénéficier d'une bonne couverture. Nous vous conseillons également d'avoir recours à des comparateurs et des simulateurs en ligne : ils vous permettront d'obtenir des devis personnalisés et des tarifs adaptés, et de pouvoir comparer plus facilement les offres disponibles sur le marché.

La souscription en ligne d'une assurance habitation pour votre maison ou votre appartement peut s'avérer particulièrement intéressante pour gagner du temps et opter pour la proposition la moins chère.

Les comparateurs en ligne pour faire baisser le coût de son assurance

Avoir recours à des comparateurs en ligne peut vous permettre de faire baisser le coût de votre assurance. Comment savoir si vous pouvez faire des économies sur le coût de votre contrat d’assurance habitation actuel si vous n’avez pas une vision des prix pratiqués par d’autres assureurs pour des garanties similaires ? A vous de jouer !

Retour Faut-il déclarer l'installation d'un poêle à bois ou granulés à votre assureur habitation ?

Faut-il déclarer l'installation d'un poêle à bois ou granulés à votre assureur habitation ?

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Installer un poêle à bois ou à granulés transforme votre logement et modifie aussitôt son profil de risque aux yeux de votre compagnie d'assurance. La déclaration auprès de votre assureur habitation n'est pas une simple formalité administrative : elle conditionne directement votre niveau de protection en cas de sinistre.

Cardif assureur vous éclaire sur ce que vous devez savoir pour déclarer correctement votre poêle à bois ou granulés, protéger votre logement et éviter toute mauvaise surprise lors d'un sinistre.

Faut-il déclarer l'installation d'un poêle à bois ou à granulés à votre assureur habitation ? en bref

  • Déclarer son poêle à bois ou à granulés à son assureur est une démarche incontournable dès la mise en service de l'appareil. Même en l'absence d'une loi explicite, la quasi-totalité des contrats d'assurance habitation imposent de signaler tout élément aggravant le risque couvert.
  • Omettre cette déclaration expose à une réduction significative de l'indemnisation, voire à une absence totale de prise en charge en cas de sinistre. Les assureurs peuvent appliquer une réduction allant jusqu'à 20 % sur les sommes versées lorsque l'installation n'est pas répertoriée au contrat.
  • Faire appel à un artisan certifié, conserver les documents nécessaires (facture, attestation d'installation, certificats de ramonage) et informer son assureur dans les délais prévus restent les trois réflexes essentiels pour profiter sereinement de son chauffage au bois tout au long de la période de chauffe.

Faut-il déclarer l'installation d'un poêle à bois à votre assureur habitation ?

Vous devez signaler l'installation d'un poêle à bois à votre assureur habitation. Si aucune loi ne l'impose explicitement, le Code des assurances oblige tout assuré à déclarer toute circonstance nouvelle aggravant les risques couverts, et un poêle à bois constitue précisément une nouvelle source potentielle d'incendie ou d'intoxication au monoxyde de carbone.

  • La plupart des contrats d'assurance multirisques habitation prévoient cette obligation dans leurs conditions générales. Cette démarche est essentielle pour garantir la validité de votre couverture : omettre cette déclaration peut conduire à un refus d'indemnisation partiel ou total, voire à la nullité du contrat.
  • Concrètement, vous disposez d'un délai de 15 jours après la mise en service de l'appareil pour contacter votre compagnie d'assurance, par lettre recommandée ou via votre espace client en ligne.

Faut-il déclarer l'installation d'un poêle à granulés ?

Un poêle à granulés (ou pellets) fonctionne avec un système d'alimentation automatique et un brûleur électronique, ce qui le distingue techniquement du poêle à bois, mais il représente tout autant une aggravation du risque incendie aux yeux de votre assureur.

  • Sans cette déclaration, la garantie incendie de votre assurance habitation pourrait ne pas couvrir les dommages causés par l'appareil en cas de sinistre.
  • Pensez également à fournir le certificat de conformité de l'installation et à vérifier que votre contrat intègre bien la responsabilité civile pour les dégâts pouvant affecter un voisin ou un locataire.
  • Un ramonage annuel réalisé par un professionnel reste par ailleurs une condition souvent exigée pour maintenir la prise en charge.

Refus d'indemnisation en cas de non-déclaration à l'assureur

Un poêle non déclaré peut suffire à justifier un refus d'indemnisation, même si votre installation est parfaitement conforme.

Concrètement, les dégâts causés par des départs de feu liés à votre appareil relèvent de la garantie incendie de votre contrat multirisques habitation, à condition que l'équipement y figure bien.

Envie de réaliser des économies sur votre assurance habitation?

Comment déclarer l'installation d'un poêle à bois ou à granulés à son assureur ?

La déclaration de votre poêle à bois s'effectue en 3 étapes :

  • Contactez votre assureur pour l'informer de l'installation de cet aménagement.
  • Fournissez-lui les documents relatifs à votre appareil.
  • Vérifiez si votre contrat nécessite une mise à jour ou un avenant.

Quelles sont les pièces à fournir pour déclarer un poêle ?

Vous devrez transmettre les documents suivants : certificat d'installation délivré par un professionnel qualifié, la facture d'achat, les références et caractéristiques techniques de votre poêle.

Faut-il une autorisation de la mairie pour installer un poêle à bois ou à granulés ?

Dans la majorité des cas, l'installation d'un poêle à bois ou à granulés dans un logement existant ne nécessite pas une autorisation de la mairie : cependant, vous devez respecter certaines règles pour garantir la sécurité et la conformité de l'installation.

  • Une déclaration préalable de travaux peut néanmoins être requise si l'installation implique la création ou la modification d'un conduit de fumée visible depuis l'extérieur, notamment en façade ou en toiture.
  • Tout dépend du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de votre commune et du règlement sanitaire départemental type, qui encadrent les règles d'évacuation des fumées et les distances à respecter.
  • Dans une zone protégée ou à proximité d'un bâtiment classé, les contraintes peuvent être renforcées. Renseignez-vous directement auprès du service urbanisme de votre mairie avant le début des travaux pour éviter toute mauvaise surprise.

Est-il possible d'installer soi-même son poêle à bois ou à granulés ?

Techniquement, rien n'interdit à un particulier de poser lui-même son poêle à bois. La réalité assurantielle est toutefois bien différente : l'installation doit impérativement être réalisée par un professionnel qualifié, comme un artisan RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), pour s'assurer que l'opération respecte les normes de sécurité et les règles de l'art.

  • Une installation réalisée sans professionnel qualifié expose à un refus d'indemnisation si un incendie survient, notamment lorsque les distances de sécurité ou les normes NF (Norme Française) DTU (Document Technique Unifié) relatives au tubage du conduit n'ont pas été respectées. Ces normes précisent les conditions techniques de bonne exécution des ouvrages.
  • Les assureurs examinent systématiquement les conditions d'installation lors d'un sinistre. Sans attestation d'un installateur certifié, prouver la conformité de la pose devient très difficile.
  • Faire appel à un installateur agréé garantit non seulement le respect des règles techniques : écart au feu, raccordement au conduit, plaque signalétique, mais aussi la délivrance d'un certificat de conformité, document indispensable pour votre dossier auprès de l'assureur.

Feu de cheminée et risques d'incendie : êtes-vous couvert par votre assurance habitation ?

Au titre de la garantie incendie, vous bénéficiez d'une indemnisation de la part de l'assureur si un sinistre survient pendant l'utilisation de la cheminée, si les conditions d'entretien et la réglementation d'installation ont été respectées.

Assurance : le tubage de cheminée est-il obligatoire ?

Au-delà des constructions neuves, le tubage devient obligatoire lors d'une rénovation dès lors qu'un conduit existant est remplacé ou modifié pour accueillir un appareil à foyer fermé. Un conduit vétuste, fissuré ou inadapté aux températures générées par un poêle moderne doit impérativement être chemisé avant toute mise en service.

Les assureurs sont particulièrement attentifs à ce point lors d'un sinistre. Sans preuve de tubage conforme, la garantie incendie de votre contrat multirisques habitation peut être remise en cause, même si le ramonage annuel a bien été effectué par un professionnel.

Dans un logement ancien, faire vérifier l'état du conduit par un ramoneur certifié avant l'installation reste la démarche la plus sûre pour éviter tout litige avec votre assureur en cas de dommages.

Ramoner soi-même sa cheminée : êtes-vous couvert par l'assurance habitation ?

Le ramonage par soi-même est techniquement possible, mais il expose à un risque assurantiel concret. La quasi-totalité des contrats d'assurance habitation conditionnent leur prise en charge à la production d'un certificat de ramonage délivré par un professionnel qualifié, sans quoi l'indemnisation peut être réduite ou refusée en cas de feu de cheminée ou de dépôts de suie inflammables.

Ce document doit être conservé pendant deux ans et présenté à l'assureur dès la déclaration du sinistre, à effectuer dans les 5 jours ouvrés suivant l'incident.

Un ramonage amateur, même soigné, ne produit aucune attestation opposable. En cas de sinistre, l'absence de ce justificatif suffit à fragiliser votre dossier d'indemnisation, quelle que soit la qualité réelle de l'entretien réalisé.

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(1)  Cotisation annuelle à partir de 55,46€ TTC : 1ère mensualité de 10,58€ incluant la taxe attentat de 6,50€ puis 11 mensualités de 4,08€. Tarif pour un locataire occupant un logement de 25m2, avec un capital mobilier inférieur à 10 000€ et un capital objets de valeurs inférieur à 5000€, franchise de 500€ et responsabilité civile limitée à 6 000 000€.

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