Rencontre avec Delphine Mantz

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Rencontre avec Delphine Mantz

Delphine Mantz

06/07/23 - Rencontre avec Delphine Mantz

Gilbert Roux: Le 20 mars dernier, la direction des réseaux CGP-courtiers et E-Business de BNP Paribas Cardif a changé de main et c'est désormais Delphine Mantz qui est aux commandes. Bonjour Delphine Mantz et bienvenue au micro de ce podcast.

Delphine Mantz: Bonjour Gilbert, Bonjour à tous.

Gilbert Roux: Delphine, je vous propose dans ce nouveau numéro des #RDVExperts de faire plus ample connaissance avec vous et bien entendu d'échanger sur votre vision du métier. Vous êtes donc aujourd'hui à la tête d'une entité historique du groupe BNP Paribas mais avant cela, vous avez eu un parcours professionnel riche en expériences, que je souhaiterais que nous évoquions ensemble maintenant. Alors, votre première expérience remonte à 2005. Vous débutez votre carrière et vous la débutez d'ailleurs chez BNP Paribas Cardif.

Vous avez débuté votre parcours professionnel chez BNP Paribas Cardif ?

Delphine Mantz: Oui, en effet. J'ai débuté ma carrière en 2005 au sein des équipes de la direction financière de BNP Paribas Cardif, plus précisément au contrôle de gestion pilotage de la performance. En 2010, j'ai eu la chance de partir à Hong Kong où j'ai intégré et pris la responsabilité de la direction financière pour la région Asie et intégré le comité de direction de la zone.

Gilbert Roux: En 2014, vous quittez BNP Paribas Cardif pour la première fois et vous partez à nouveau à l'étranger. Et en 2018, vous revenez en France et à ce moment-là, vous réintégrez BNP Paribas Cardif.

Une expérience à l’étranger avant de réintégrer BNP Paribas Cardif

Delphine Mantz: En effet, en 2014, j'ai à nouveau l'opportunité professionnelle de partir à l'étranger. Je pars au Gabon, en Afrique de l'Ouest, où je travaille alors pour le cabinet Deloitte. Je prends la responsabilité sur place du bureau de Port-Gentil et suis notamment amené à développer les services financiers et l'ensemble de l'activité commerciale. Suivra une autre expérience à l'étranger, cette fois en Europe du Nord. Ensuite, je reviens en France en 2018 et je retourne chez BNP Paribas Cardif, une entreprise avec laquelle j'avais très envie de retravailler. J'intègre alors les équipes de Data Science, d'Analytics, d'Intelligence Artificielle, avec un objectif à la fois de participer à l'acculturation de l'ensemble de nos équipes et des collaborateurs de Cardif sur ces thématiques et d'essayer d'identifier un certain nombre de cas d'usages qui peuvent nous permettre d'optimiser à la fois les relations que nous avons avec nos partenaires, avec nos clients et d'automatiser certaines tâches.

Gilbert Roux: Depuis le 20 mars dernier, vous êtes donc nommée directrice des réseaux CGP- courtiers et E-Business de BNP Paribas Cardif. Alors, Delphine Mantz, comment avez-vous abordé cette nouvelle étape dans votre carrière ? Et puis j'ajoute par ailleurs que vous avez largement contribué à la mise en place de la stratégie du développement de l'activité en épargne, retraite et prévoyance depuis 2021.

Comment abordez-vous cette nouvelle étape dans votre carrière ?

Delphine Mantz: J'ai en effet travaillé les deux dernières années aux côtés de Pascal Perrier, le précédent directeur des réseaux CGP et courtiers de BNP Paribas Cardif, à la fois sur des initiatives stratégiques et sur des projets de développement. Si je peux vous citer un exemple, nous savons qu'aujourd'hui chez Cardif, nous avons un socle solide. Nous avons à la fois une plateforme technologique efficiente, des opérations de qualité, des produits qui sont récompensés par le marché. Néanmoins, il y a toujours des points d'amélioration. Nous avons donc travaillé l'année dernière sur l'ensemble de nos processus, à identifier un certain nombre d'éléments qui pouvaient être améliorés, que ce soit au moment de la prise de contact avec un partenaire, au niveau des informations qui sont transmises aux clients lors du passage de certaines opérations. Nous avons donc identifié une quarantaine de points et nous avons décidé de procéder à des changements cette année et de les suivre avec attention. C'est donc une véritable démarche d'amélioration continue que nous avons mis en place et ça fait partie des différents projets stratégiques sur lesquels j'ai travaillé. Pour répondre à votre question, vous l'aurez compris, j'aborde donc cette nouvelle étape à la fois avec enthousiasme et confiance. Enthousiasme à l'idée de rejoindre cette équipe à la fois soudée, experte et extrêmement engagée auprès de ses partenaires CGP etc, qui a su je pense ces dernières années à la fois délivrer des grands projets et toujours innover. J'aborde donc cette nouvelle étape également avec confiance. Confiance dans notre capacité à se développer, confiance dans le dynamisme de nos partenaires, mais également confiance dans la relation que nous avons nouée avec eux depuis des années. Relation historique que j'aurais vraiment à cœur de faire durer.

Gilbert Roux: La profession des conseillers en gestion de patrimoine et courtiers est en perpétuelle évolution, Delphine Mantz, et vous le savez très bien. Quel est le regard que vous portez justement sur le marché et sur la profession d'aujourd'hui ?

Quel regard portez-vous sur le marchéet la profession de CGP courtiers ?

Delphine Mantz: Je traduis souvent aux équipes que nous avons la chance de travailler sur des marchés en croissance et qui répondent à des besoins essentiels de nos clients : celui de l'épargne et de l'investissement au travers de l'assurance vie, celui de la retraite mais aussi celui de la protection des personnes. Sur ces marchés, nos partenaires ont su démontrer depuis des années la qualité de leur expertise, leur accompagnement et la pérennité de la relation avec leurs clients. J'aimerais ajouter qu'ils ont su également se transformer : prendre le virage du digital, répondre aux exigences réglementaires, innover. Agile et audacieux : c'est sans doute comme ça que je vois ces professionnels. En ces temps chahutés sur des marchés à la fois financiers et immobiliers bouleversés, on observe aussi la solidité de nos partenaires CGP et courtiers. C'est donc naturellement que nous continuons de les accompagner. Nous pensons véritablement que ce dynamisme va continuer et que les CGP et les courtiers vont continuer à prendre à l'avenir de la part de marché. J'aimerais ajouter deux éléments concernant la profession des CGP et CIF. On observe deux tendances : à la fois une augmentation chaque année du nombre de cabinets qui s'établissent mais également un phénomène de concentration qui se confirme. Lors du dernier baromètre CGP que nous menons chaque année avec Kantar, nous avons notamment noté que 65 % des cabinets avaient un projet de cession ou d'acquisition. C'est un élément important de la transformation aujourd'hui de nos partenaires, et pour Cardif il signifie que nous devons continuer à nous adapter, continuer à apporter plus de service et avoir le service adapté à chaque typologie de CGP et de courtier, qu'ils soient en plein établissement, qu'ils soient en développement ou qu'il s'agisse d'un grand compte.

Gilbert Roux: Nous sommes arrivés au terme de ce podcast qui vous est consacré Delphine Mantz et je vous donne le mot de la fin, le mot de la conclusion.

Votre mot de conclusion ?

Delphine Mantz: Je voudrais profiter de ce podcast pour remercier l'ensemble de nos partenaires CGP et courtiers. Cardif a une relation historique avec son réseau de partenaires puisque cela fera 40 ans cette année que nous travaillons avec eux. Je suis donc très heureuse aujourd'hui d'ouvrir ce nouveau chapitre et pour les 40 prochaines années.

Gilbert Roux: Merci beaucoup Delphine Mantz d'être venue au micro des #RDVExperts et à très bientôt Merci Delphine, à bientôt.

Delphine Mantz: Merci Gilbert, à très bientôt.

Citation
J’ai travaillé ces deux dernières années à la fois sur des initiatives stratégiques et sur des projets de développement au sein de la direction des réseaux CGP – courtiers et E-Business de BNP Paribas Cardif. J’aborde cette nouvelle étape avec enthousiasme et confiance. Delphine Mantz
 

Delphine Mantz

Intervenante

Delphine Mantz débute sa carrière en 2005 en contrôle de gestion et pilotage de la performance au sein de la direction financière de BNP Paribas Cardif. En 2010, Delphine Mantz est nommée directrice financière et responsable de la performance, ainsi que membre du comité de direction pour la région Asie. C’est en 2018 que Delphine Mantz de retour en France, intègre de nouveau BNP Paribas Cardif France comme experte data science & analytics.

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Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

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Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

Nicolas Grégori

07/05/26 - Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

Gilbert Roux : Comment désigner ce qui relève de la simple désignation bénéficiaire et ce qui relève d'une vraie stratégie de protection du conjoint ? C'est le thème de ce numéro des #RDVExperts : les clauses bénéficiaires, véritable levier de protection patrimoniale pour les couples et pour sécuriser le conjoint survivant. Pour nous en parler, j'ai le plaisir de recevoir Nicolas Grégori, juriste patrimonial BNP Paribas Cardif. Bonjour et bienvenue au micro de ce podcast, Nicolas.

Nicolas Grégori : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Alors Nicolas, dans l'assurance vie, le choix et la rédaction de la clause bénéficiaire conditionne, non seulement qui recevra le capital au décès, mais aussi comment cette protection peut être structurée juridiquement pour maximiser sécurité et clarté pour le conjoint.

En assurance vie, le choix et la rédaction de la clause bénéficiaire sont déterminants.

Nicolas Grégori : Effectivement, en premier lieu, il faut vraiment retenir une chose : la rédaction de la clause bénéficiaire, c'est le point central en assurance vie qui va nous permettre d'organiser la transmission des capitaux au décès. On pense très souvent et trop souvent même, au contrat d'assurance vie comme un outil de rendement et d'optimisation fiscale, ce qui est vrai, ça fait partie du contrat d'assurance vie, mais il faut aussi vraiment insister sur ses qualités en matière de transmission patrimoniale. Et pour le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, la rédaction de la clause va effectivement nous permettre, via différentes solutions que l'on va détailler, d'optimiser la protection du conjoint survivant.

Gilbert Roux : Est-ce que c'est une erreur de penser que la clause, qu'on appelle clause standard, est suffisante pour protéger son conjoint ?

La clause « standard » est-elle suffisante pour protéger son conjoint ?

Nicolas Grégori : Dans la plupart des contrats d'assurance vie, on voit une clause dite « standard ». C'est une clause qui est assez facile à comprendre, elle n'utilise pas de termes techniques. On y désigne le conjoint, puis les enfants, leurs descendants et enfin les héritiers. Et c'est vrai que cette clause va répondre à la grande majorité des demandes et permet déjà de protéger très efficacement le conjoint survivant, puisqu'elle va viser à lui attribuer l'intégralité du capital, s'il en accepte le bénéfice, en exonération de droits. Le conjoint peut également renoncer au bénéfice du contrat et, avec cette clause standard, ce sont alors généralement les enfants qui vont être bénéficiaires des capitaux décès. Mais il y a un inconvénient majeur, sinon ce serait trop simple, concernant les capitaux transmis au conjoint via cette clause standard. Une fois que le conjoint a reçu le capital, cette somme d'argent va entrer définitivement dans son patrimoine et s'il ne consomme pas tout de son vivant, ces mêmes capitaux vont se retrouver dans son actif successoral et être taxés lors de son propre décès au profit de ses héritiers. Et cette fois-ci, on ne sera plus dans le cadre fiscal de l'assurance vie mais dans celui de la succession. Donc on protège très bien le conjoint, mais on n'optimise pas la transmission vers la génération suivante. Et surtout on n'apporte aucune nuance selon le besoin réel du conjoint au moment du décès. Soit il perçoit l'intégralité des capitaux, soit il n'en perçoit aucun en renonçant au bénéfice du contrat.

Gilbert Roux : Donc, si je comprends bien ce que vous venez de nous dire, Nicolas, dans cette clause standard, il y a d'une certaine manière un dilemme entre la protection immédiate du conjoint et l'optimisation de ce qu'on va appeler la transmission aux héritiers.

Avec la clause standard, il y a un dilemme entre protection du conjoint et optimisation de la transmission aux héritiers ?

Nicolas Grégori : Tout à fait. C'est une des raisons qui va nous pousser à rechercher une meilleure optimisation dans la rédaction de la clause bénéficiaire. On va viser toujours à protéger le conjoint, c'est le sujet qui nous intéresse, mais on va également vouloir anticiper la transmission aux enfants et dans certains cas, en apportant plus de subtilités quant à la part qui sera perçue par le conjoint dans les capitaux décès.

Gilbert Roux : Très bien. Je vous propose maintenant, Nicolas, d'aborder les autres solutions que l'on peut retenir.

Quelles sont les autres solutions à retenir ?

Nicolas Grégori : Il y a une stratégie qui est plus sophistiquée et qui revient très régulièrement, c'est celle de la clause bénéficiaire dite démembrée. Le démembrement, c'est un outil qui est particulièrement efficace. Il va nous permettre justement de concilier ces deux objectifs : on va protéger le conjoint d'une part, et préparer, anticiper la transmission aux enfants. Comment ça marche ? Eh bien au lieu de donner tout le capital, comme on l'a vu avec une clause standard, à une seule personne en pleine propriété, on va diviser ce droit de propriété en deux parties. D'un côté, on va avoir le conjoint qui sera bénéficiaire pour ce qu'on appelle l'usufruit. De l'autre côté, on aura les enfants qui seront désignés pour la nue-propriété. Je ne vais pas rentrer dans le détail du démembrement faute de temps, mais il faut apporter une subtilité : lorsqu'on parle de démembrement et que l'on veut protéger le conjoint survivant, on va se concentrer sur ce qu'on appelle un quasi-usufruit. En pratique, avec une clause démembrée prévoyant ce quasi-usufruit, le conjoint va recevoir l'intégralité du capital. Finalement, comme dans une clause standard, il va pouvoir l'utiliser comme il le souhaite.

Gilbert Roux : Alors, vous avez évoqué la transmission aux enfants. Est-ce que vous pouvez nous préciser un petit peu comment cela se passe ?

Comment se passe la transmission aux enfants ?

Nicolas Grégori : Ils disposent, en tant que nus-propriétaires de ce que l'on appelle une créance de restitution. Cette créance est finalement un droit donné au nu-propriétaire, qui va leur permettre de venir récupérer le montant en question auprès de la succession de l'usufruitier, sous réserve, c'est un point important, d'un actif successoral suffisant. Alors en parlant d'actif successoral suffisant, il faut préciser une chose lorsque l'on parle d'un quasi-usufruit : il y a un risque ici de dilapidation du capital par le quasi-usufruitier. On l'a dit, ce dernier reçoit l'intégralité des sommes. S'il consomme tout le capital et ne laisse pas à son décès un actif successoral suffisant, les nus-propriétaires peuvent perdre tout ou partie de leur créance. Donc on protège vraiment le conjoint, c'est l'objectif aujourd'hui, mais c'est un peu moins vrai pour les enfants. C'est la raison pour laquelle, souvent, les clauses démembrées vont prévoir des possibilités de mettre en place, par exemple, une caution au profit des nus-propriétaires. Il y a également une possibilité de rédiger une convention de quasi-usufruit. Souvent, ça se fait devant notaire et donc on va encadrer globalement le fonctionnement de ce quasi-usufruit. On va un petit peu limiter les risques de cette manière-là. C'est finalement une stratégie gagnant-gagnant. Le conjoint est protégé sa vie durant et les enfants bénéficient, en principe, on l'a vu, d'une créance leur permettant de récupérer le capital à terme sans subir de double taxation.

Gilbert Roux : Alors est-ce que, Nicolas, il faut en déduire que la clause bénéficiaire démembrée avec le quasi-usufruit serait la meilleure solution à mettre en place pour protéger le conjoint survivant via une clause bénéficiaire ?

La clause bénéficiaire démembrée avec quasi-usufruit est-elle la meilleure solution pour la protection du conjoint ?

Nicolas Grégori : Pas forcément. Sans entrer trop dans le détail des différents schémas, cette clause bénéficiaire démembrée peut perdre de son intérêt, d'une part en fonction des sommes transmises par le jeu des abattements, également de la situation familiale, avec une famille recomposée, la créance de restitution peut poser problème et également des besoins du conjoint survivant. Dans les deux schémas dont on a déjà parlé, à savoir la clause standard ou la clause démembrée avec quasi-usufruit, on part de l'idée, dans ces exemples, que le conjoint survivant a besoin de l'intégralité des capitaux à transmettre. Ce n'est pas forcément le cas. On peut apporter plus de souplesse au conjoint survivant, via notamment ce qu'on va appeler une clause à options. Alors attention, warning là-dessus, la clause à options doit vraiment être rédigée de façon très claire et précise pour éviter tout risque juridique et fiscal. Elle doit être encadrée, j'insiste vraiment sur ce point, par la volonté du souscripteur. Ce que ça veut dire, c'est que finalement, le bénéficiaire ne pourra jamais choisir par lui-même les options énumérées dans la clause, c'est vraiment énuméré par le souscripteur dans la clause.

Gilbert Roux : Ça, c'est pour le cas, c'est pour l'encadrement, on va dire. En termes pratiques, comment fait-on ?

En pratique, comment ça marche ?

Nicolas Grégori : En pratique, via une clause à options, le conjoint pourra accepter le bénéfice du contrat via différentes options. Ce sont toujours un petit peu les mêmes : 100 %, 75 %, 50 % ou 25 % du capital et le solde, dans un schéma familial classique, reviendra aux enfants. Cette clause va également parfois permettre au conjoint de choisir entre de la pleine propriété ou du démembrement. L'idée ici va être de conférer au conjoint, sur les capitaux décès, les mêmes droits dont il dispose en vertu d'une donation au dernier vivant. À noter, bien sûr, que sur demande de nos partenaires, nous pouvons leur transmettre ces modèles de clauses dites « à options ».

Gilbert Roux : Très important, effectivement, on peut vous contacter pour cela. Nous arrivons au terme de ce podcast, Nicolas. Est-ce qu'il y a un point sur lequel vous souhaitez insister avant de nous séparer ?

Un mot de conclusion ?

Nicolas Grégori : Pour conclure, sur le point central, on le répète systématiquement dans ce type de format, il faut absolument, lorsque l'on veut rédiger une clause bénéficiaire ou modifier la clause bénéficiaire d'un contrat en cours, consulter son conseiller. C'est d'autant plus indispensable lorsque l'on parle, comme aujourd'hui, d'optimisation en termes de transmission et donc de clauses bénéficiaires qui peuvent être relativement complexes à rédiger, donc vraiment nécessitent l'accompagnement d'un professionnel. On parle bien sûr du conseiller, il ne faut pas non plus hésiter à échanger avec le notaire, notamment sur un sujet comme celui de la protection du conjoint. Le notaire, lui, a une vision globale sur le patrimoine de ses clients et peut inclure la rédaction de la clause dans une stratégie plus large. Globalement, je l'ai déjà dit pour la clause à options, mais il faut retenir que Cardif propose des trames de clauses bénéficiaires qui couvrent notamment les différents cas dont on a parlé aujourd'hui, les clauses démembrées, les clauses à options, etc. Et globalement, en cas de doute, nous avons l'expertise chez Cardif pour accompagner les partenaires et nos clients dans la rédaction de clauses complexes.

Gilbert Roux : Très bien. Eh bien ce sera donc là-dessus que nous allons clore ce numéro des #RDVExperts consacré aux clauses bénéficiaires et à la protection du conjoint. Merci Nicolas d'être venu jusqu'à nous. Et à très bientôt, merci.

Citation
On pense très souvent au contrat d'assurance vie comme un outil de rendement et d'optimisation fiscale, ce qui est vrai, mais il faut aussi vraiment insister sur ses qualités en matière de transmission patrimoniale. Nicolas Grégori