Marché de la retraite – le PERin Cardif

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Marché de la retraite – le PERin Cardif

Nicolas Villet et Isabelle Nobile

14/12/23 - Marché de la retraite – le PERin Cardif

Gilbert Roux : La retraite des Français est au cœur de tous les débats depuis plusieurs mois. Et la question qui se pose naturellement est la suivante : doit-on envisager de se constituer soi-même sa retraite via un contrat dédié ? Eh bien les invités de ce nouveau numéro des #RDVExperts en sont persuadés et ils vont nous expliquer pourquoi. J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Isabelle Nobile, directrice marketing et communication du réseau CGP - courtiers de BNP Paribas Cardif France et Nicolas Villet, directeur BNP Paribas Epargne Retraite & Entreprises.Bonjour Nicolas et merci d'avoir accepté cette première invitation.

Nicolas Villet : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Nicolas, je vous propose, si vous le voulez bien, de faire un retour en arrière et de remonter jusqu'en octobre 2019. C'est le moment où le volet retraite de la loi PACTE a vu le jour. Alors aujourd'hui, est-ce que vous diriez un peu plus de trois ans plus tard que l'objectif de cette loi a été atteint ?

L’objectif de la loi PACE a-t-il été atteint sur le volet retraite ?

Nicolas Villet : La loi PACTE c'est le plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, en effet, mis en place en 2019, qui a ouvert de nouvelles perspectives de développement pour l'épargne retraite. Cette réforme, elle se situe bel et bien du côté de l'épargnant et elle a pris la mesure des enjeux de société liés à l'allongement et à la diversité des carrières et des vies. Les dispositifs spécifiques à l'épargne retraite, ils étaient jugés peu incitatifs, trop complexes. Ils ont été profondément remaniés et ils sont aujourd'hui beaucoup plus attractifs, en ce sens qu'ils sont plus simples, plus homogènes. Donc oui, la loi PACTE, elle va dans le bon sens pour inciter au développement de l'épargne retraite.

Gilbert Roux : Les Français s'intéressent de plus en plus à leur retraite individuelle. Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Est-ce que la retraite est devenue vraiment une préoccupation majeure chez les Français aujourd'hui?

La retraite est-elle devenue une préoccupation majeure chez les Français aujourd'hui ?

Nicolas Villet : Alors, plus qu'une préoccupation, c'est un intérêt grandissant. Un intérêt grandissant et fort d'ores et déjà pour des cinquantenaires et au-delà, mais aussi pour une clientèle plus jeune qui peut par exemple avoir accès à un plan collectif mis en place par l'entreprise ou directement souscrire à des produits de retraite individuels. J'ajouterai qu'un gros effort de pédagogie a été déployé à la fois par les acteurs publics, par les caisses de retraite, mais aussi par les acteurs du marché, dont BNP Paribas, qui renforce cet intérêt. Et en particulier au sein de BNP Paribas, nous avons développé des modules d'accompagnement, de conseils, d'explications sur ce sujet de la retraite dans une plateforme dédiée qui s'appelle Mon Demain. Tout cela se traduisant par une dynamique des chiffres très forte en 2022. Quand on regarde les produits assurantiels individuels ou collectifs, ils ont crû de 35 % en nombre en 2022, plus de 50 % en provisions mathématiques. Et ce sont des taux de croissance qu'on retrouve aussi dans les produits, versions comptes titres. Donc au final, c'est 4,6 millions de PER (Plan Epargne Retraite) à fin 2022, donc c'est une adoption massive très significative.

Gilbert Roux : Je propose, Nicolas, d'entrer un peu plus dans le cœur du dispositif. Beaucoup d'épargnants s'interrogent. Et la question finalement qui revient le plus souvent, c'est comment se positionne l'ensemble des offres d'épargne long terme aujourd'hui ?

Comment se positionne l'ensemble des offres d'épargne long terme aujourd'hui ?

Nicolas Villet : L'épargne retraite se positionne en effet sur le temps long. C'est un élément structurant très important. Et notre conviction, c'est d'offrir à nos clients une proposition de valeur produit orientée long terme, une proposition qui s'adapte dans le temps à leur situation et à leurs besoins. Et BNP Paribas Cardif, avec ses partenaires distributeurs, accompagne les clients pour leur offrir le conseil, pour les conseiller de la manière la plus appropriée. Et nous sommes un acteur historique de l'épargne retraite, présents sur toutes les composantes de l'épargne retraite, à la fois les plans individuel, la retraite collective et l'épargne salariale à travers E&RE. Nous nous sommes engagés fortement dès 2019 en lançant trois PER individuels, un pour le réseau, la banque de détail BNP Paribas en France, un pour la banque privée et un spécifique Cardif Elite Retraite commercialisé par les partenaires CGP. Nous sommes donc un acteur de poids sur le marché de la retraite. Notre ambition, elle est double. Elle est d'optimiser l'épargne retraite et d'accompagner une dynamique de croissance durable. En d'autres termes, nous voulons rendre l'épargne retraite plus accessible et la mettre au service d'une économie plus verte, plus solidaire.

Gilbert Roux : Une dernière question, Nicolas Villet, si on se projette un peu sur l'avenir, comment voyez-vous le marché de la retraite évoluer ?

Comment voyez-vous le marché de la retraite évoluer ?

Nicolas Villet : Il faut probablement un petit peu de temps pour que les comportements en matière d'épargne évoluent et se stabilisent. On a vu le décollage du PER sur la retraite. Ça reste un produit de complément en complément de l'assurance vie qui est un produit très intéressant, central dans l'épargne des Français et qui garde tous ses atouts, des atouts liés à la liquidité : le capital est disponible à tout moment, à la possibilité de combiner rendement et sécurité et puis à la dévolution successorale dans une enveloppe juridique et fiscal spécifique, le PER se concentrant, lui, sur la problématique de la préparation à la retraite. Ce qui est intéressant, c'est que les produits d'assurance s'articulent au sein d'une proposition de valeur cohérente pour accompagner le client sur tout le cycle de vie.

Gilbert Roux : Merci pour cette analyse très claire, Nicolas Villet. Nous allons maintenant nous intéresser à l'offre commerciale de Cardif. Bonjour Isabelle Nobile.

Isabelle Nobile : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Isabelle, rappelons que le contrat PER individuel s'appelle Cardif Elite Retraite et qu'il y a beaucoup de choses à dire sur ce contrat.

Le contrat PER individuel s'appelle Cardif Elite Retraite

Isabelle Nobile : Cardif Elite Retraite est le PER individuel dédié à la clientèle des CGP et des courtiers. Il a l'avantage d'être extrêmement accessible à partir de 1500 € de versement et ce qui le distingue, c'est sa grande flexibilité, en plus des modalités de sortie qui sont beaucoup plus souples que les précédents dispositifs avant la loi PACTE. Il offre également de nombreuses possibilités d'investissement, c'est à dire une large gamme de supports financiers et plusieurs modalités de gestion qui sont combinables entre elles. Il permet également d'accéder à divers services optionnels, des services financiers ou des garanties de prévoyance complémentaires. Et enfin, il est totalement digitalisé. Aussi bien les souscriptions, les opérations d'après-vente avec signature électronique pour les clients, mais également les transferts.

Gilbert Roux : Du point de vue investissement et donc choix des supports financiers, quelles sont les possibilités offertes par le PER individuel de Cardif ?

Quelles sont les possibilités offertes par le PER individuel de Cardif ?

Isabelle Nobile : C'est très simple, le PERin propose la même gamme financière que le contrat d'assurance vie Cardif Elite, c'est à dire plus de 1400 OPC, des titres vifs, des supports immobiliers, du private equity et des fonds structurés. Cette diversité est primordiale pour préparer la retraite. Investir sur du long terme, ça veut dire s'adapter à des contextes économiques qui seront extrêmement fluctuants et à des rapports aux risques qui varient beaucoup d'un client à l'autre. Et enfin, le PERin permet aussi d'accéder à plusieurs modalités de gestion, dont la gestion pilotée qui a été définie par la loi PACTE et la gestion à horizon. Et enfin, le PERin Cardif Elite Retraite permet d'accéder à un fonds euros spécifique dédié à la retraite qui a été créé en 2022 par Cardif, le FRPS.

Gilbert Roux : On a vu tout à l'heure avec Nicolas Villet sa vision de l'évolution du marché de la retraite en France. Je voudrais qu'on voit avec vous Isabelle Nobile, comment vous percevez l'évolution du marché des CGP vis-à-vis des contrats de retraite individuels.

Comment évolue le marché des CGP vis-à-vis des contrats de retraite individuels ?

Isabelle Nobile : Comme Nicolas, je pense que se doter d'une complémentaire retraite grâce à la retraite individuelle est une préoccupation grandissante des Français qui veulent préserver leur niveau de vie au moment de la retraite. Et il n'est pas facile de choisir ces investissements dans une durée longue pour optimiser les performances en prenant le bon niveau de risque. C'est pourquoi de plus en plus d'épargnants se tournent vers les CGP, acteurs indépendants et experts, pour bénéficier d'un conseil de qualité et d'un accompagnement. Et Cardif, nous serons aux côtés de nos partenaires CGP Courtiers pour les aider.

Gilbert Roux : Et bien voilà, ce sera donc le mot de la fin. Le marché de la retraite n'a pas fini de nous intéresser et l'offre individuelle ou collective de prendre toute son envergure. Merci beaucoup Isabelle Nobile et merci beaucoup Nicolas Villet d'être venus jusqu'à nous aujourd'hui.

Citation
Notre conviction est d’offrir à nos clients une proposition de valeur long terme, qui s’adapte à leur situation et à leurs besoins. Notre ambition est double : optimiser l’épargne retraite et accompagner une dynamique de croissance durable. En d’autres termes, nous voulons rendre l’épargne retraite plus accessible et la mettre au service d’une économie plus verte, plus solidaire.
 

Isabelle Nobile

Intervenante

Diplômée de l’Essec Business School, Isabelle Nobile débute sa carrière au sein de la banque de détail BNP Paribas. Elle rejoint BNP Paribas Cardif en 2009 et occupe successivement les fonctions de responsable des partenariats bancaires, responsable des services clients épargne, directrice transformation digitale - agilité et enfin directrice des services clients prévoyance. Elle occupe depuis 2022, le poste de directrice marketing et communication des réseaux CGP-Courtiers et E-Business de BNP Paribas Cardif.

 

Nicolas Villet

Intervenant

Ingénieur civil des Mines et diplômé d’HEC, Nicolas Villet débute sa carrière chez Deloitte, puis au sein de la direction du développement du Groupe Casino. En 2011, il intègre la gestion financière de BNP Paribas avant de rejoindre BNP Paribas Cardif en tant que directeur de la stratégie et secrétaire du Comité Exécutif. Il est depuis 2020 directeur de la Business Unit dédiée à la retraite de BNP Paribas Cardif et de BNP Paribas E&RE.

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La cybersécurité, l’affaire de tous

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La cybersécurité, l’affaire de tous

Awa Ndiaye et Cécile Poulley

02/07/26 - La cybersécurité, l’affaire de tous

Communication à caractère publicitaire

Gilbert Roux : Saviez-vous que les cyberattaques touchent toutes les structures ? En 2026, une PME française est touchée toutes les deux minutes et selon l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'information) et son panorama 2025, 48 % des victimes de rançongiciels en France sont des PME ou des TPE. Autant dire que dans les métiers du courtage et de la gestion de patrimoine, où la donnée client est centrale, le sujet devient évidemment stratégique. Pour en parler, j'accueille Awa Ndiaye et Cécile Pouilley de BNP Paribas Cardif. Awa bonjour, merci d'être avec nous.

Awa Ndiaye : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Awa, vous travaillez au sein des équipes digitales dédiées aux activités de courtage chez BNP Paribas Cardif. Vous avez une forte proximité terrain auprès des CGP et des courtiers, et vous êtes également spécialisée dans la cybersécurité et ses enjeux dans les écosystèmes très interconnectés comme ceux du courtage. Et à vos côtés, Cécile Pouilley. Bonjour Cécile,

Cécile Pouilley : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Cécile, vous travaillez au sein des équipes sécurité de BNP Paribas Cardif et votre rôle est d'accompagner les équipes informatiques pour la sécurisation de leur écosystème le principal enjeu étant la protection, des données clients et des partenaires et d'évaluer tous les risques qui tournent autour de la cybersécurité. Commençons, si vous le voulez bien, par un état des lieux, ou plutôt un état de la menace, devrais-je dire. Quand on parle de cybersécurité aujourd'hui, est-ce qu'on parle encore des hackers très sophistiqués et très stéréotypés ? Et j'ajouterai, pourquoi les PME et les TPE sont-elles devenues des cibles privilégiées ?

Comment décrire l’état actuel de la menace en matière de cybersécurité ?

Awa Ndiaye : Beaucoup pensent que les cyberattaques ne concernent que les grandes entreprises. En réalité, les PME et les TPE sont un peu comme des maisons dans un quartier résidentiel et les cambrioleurs, finalement, ne vont pas attaquer forcément la villa la plus grande, la plus luxueuse. Ils vont plutôt passer par la maison dont la fenêtre est ouverte. Les cybercriminels visent particulièrement les PME TPE parce que c'est plus simple : elles ont beaucoup moins de protection, elles sont moins sensibilisées aux enjeux cyber, et souvent, la personne qui s'occupe de l'informatique en plus fait son métier, son activité principale, donc c'est très compliqué, et en plus, elle manipule des données très sensibles, notamment les données clients, des données financières, des données patrimoniales. Parallèlement à ça, aujourd'hui, les cyberattaquants massifient leurs attaques, ce qui fait qu'ils ne passent pas par une seule porte, mais tentent toutes les portes. Donc typiquement, au travers d'un mail piégé, d'une usurpation d'identité, d'une fraude bancaire. Cela devient de plus en plus compliqué, mais il ne faut surtout pas s'inquiéter, les bons réflexes permettent de réduire ce risque et de limiter les impacts liés à une cyberattaque pour ces entreprises.

Gilbert Roux : Très bien, Merci pour ce panorama de l'état de la menace. Cécile, vous êtes au cœur du dispositif sécurité. Comment, quand on est un grand groupe comme BNP Paribas, on se prépare face à ce niveau de menace qui on l'a vu est à la fois élevé et permanent ?

Comment se prépare BNP Paribas Cardif face à cette menace permanente ?

Cécile Pouilley : Alors déjà, tout simplement, on va devoir s'appuyer sur la réglementation, qu'elle soit française, européenne, mais également sur la réglementation financière. On va vraiment appliquer les règles à l'état de l'art, et en étant un grand groupe, on a la chance d'avoir des équipes cyber dédiées avec des pôles d'expertises. La cybersécurité, c'est assez vaste. Il y a des équipes très techniques et des équipes plutôt axées gouvernance et on va mettre en place des outils, des process au sein de l'entreprise pour se protéger au mieux, vérifier également que des attaquants n'essayent pas de rentrer chez nous et puis, en interne, qu’il n'y ait pas de fuites de données par exemple. On va mettre en place des mesures de protection et je pense que, plus c'est simple d'utilisation, plus ça rentre dans notre quotidien, plus c'est facile. Je vais vous donner un exemple avec l'authentification forte. On va avoir plusieurs facteurs d'authentification et cela va permettre en fait tout simplement une meilleure maîtrise de son système. Ce qu'il faut savoir également, c'est que la cyber, ce n'est pas quelque chose qui est dédié aux équipes techniques, c'est en fait l'affaire de tous au quotidien et donc la clé, c'est la sensibilisation de chacun. Par exemple, il y aura des campagnes de phishing (appelé également hameçonnage) : lorsqu'on est collaborateur et qu'on clique sur un mail, comme quand on reçoit, même dans le cadre perso, ces faux SMS ou emails avec ces fameux liens, une fois qu'on a cliqué dessus, je pense qu'on est plus vigilant. Le risque zéro n'existe pas, et en passant par les bons gestes, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle, on peut améliorer cette cybersécurité.

Gilbert Roux : La double authentification ou l'authentification forte, c'est un sujet qui concerne beaucoup les partenaires CGP et courtiers. Awa, vous avez beaucoup échangé avec eux sur le terrain. Aujourd'hui, où en sont réellement les CGP et les courtiers sur ces sujets de cybersécurité ? Est-ce qu'ils sont très sensibles à cela ?

Où en sont les CGP et courtiers sur ces sujets de cybersécurité ?

Awa Ndiaye : Je pense qu'on est à un moment un peu charnière parce que dans le milieu financier, et plus particulièrement pour les CGP et les courtiers, il y a une prise de conscience de l'or qu'ils ont entre les mains : les données de leurs clients et la confiance qui va avec. Par rapport à ce moment clé, je pense qu'il y a un problème de maturité autour des sujets de cybersécurité, mais il y a une vraie conscience. Ce qu'on peut voir sur le terrain c'est qu'ils ne savent pas par où commencer. Plus globalement, on passe d'un sujet qui était purement vu comme un sujet technique, comme un sujet inaccessible et que pour les grandes entreprises, à un sujet qui devient un enjeu stratégique et qui peut avoir un impact non seulement sur la réputation de l'entreprise, mais aussi sur la cessation d'activité.

Gilbert Roux : Impossible de parler cybersécurité sans parler d'intelligence artificielle. Cécile, est-ce que l'IA qu'on utilise quasiment tous aujourd'hui est une opportunité supplémentaire ou est-ce que vous considérez l'IA comme un nouveau facteur à risque ?

L’IA, un nouveau facteur de risque ?

Cécile Pouilley : Il y a encore cinq ou six ans, l'IA, c'était quelque chose de totalement inaccessible, voire inconnu pour une grande partie de la population. Aujourd'hui, n'importe qui peut y avoir accès sur son téléphone ou son ordinateur. Donc je pense que c'est un véritable outil d’aide pour l'amélioration des performances, de la réactivité. En revanche, il faut garder en tête également que ça peut être un facteur de risque dans le sens où, maintenant, on fait attention aux mails qu'on envoie avec les données qu'on peut envoyer. On ne va pas envoyer un mail à n'importe qui avec ses données client ou des données sensibles par exemple. En revanche, avec l'IA, il y a encore cette notion de sensibilisation à prendre en compte et il faut garder en tête que plus on va anonymiser ses données dans l'IA, plus on va faire attention à ce qu'on y met, et plus ça va nous permettre en fait, de l'utiliser comme une aide et non pas comme un facteur de risque.

Gilbert Roux : Awa, je voudrais qu'on revienne sur l'accompagnement des partenaires, parce que c'est un point important chez BNP Paribas Cardif. Vous travaillez justement à une initiative pour accompagner en matière de cybersécurité les partenaires CGP et courtiers. Alors, en quelques mots, en quoi ça consiste ?

Vous travaillez sur un accompagnement cybersécurité dédié à nos partenaires CGP et courtiers ?

Awa Ndiaye : L'initiative qui a été lancée, c'est vraiment dans le but de mettre à disposition des CGP et des courtiers des éléments autour de la cybersécurité qui soient lisibles, qui soient compréhensibles et qui puissent leur servir directement au quotidien. Donc cette offre, elle se base sur trois grands piliers. Le premier pilier concerne tout ce qui va tourner autour de la connaissance de la menace, donc de la sensibilisation. Le deuxième pilier, c'est savoir où on en est en termes de cybersécurité, donc des audits, des diagnostics, qui permettent de faire un état des lieux de sa sécurité, de son entreprise. Et le troisième pilier, c'est quel outil je dois mettre, quel processus je dois mettre pour pouvoir me protéger. Donc ce catalogue de services, on va le mettre à disposition au travers du portail qui est dédié aux conseillers en gestion de patrimoine et courtiers chez Cardif. Ce catalogue regroupera différents types de produits, de l'outillage, de la sensibilisation et de l'accompagnement.

Gilbert Roux : Il est clair que votre objectif n'est pas de faire des partenaires CGP et courtiers des experts en cybersécurité, mais au contraire de leur donner les bons outils.

Awa Ndiaye : Exactement. L'objectif, c'est vraiment de donner les bons outils, et aujourd'hui, c'est un élément stratégique de garantir à ses clients, à ses partenaires, que leurs données, on en prend soin, elles sont sécurisées et tous les échanges sont sécurisés. C'est vraiment un point clé de confiance, de gestion du risque pour éviter tout arrêt d'activité.

Quand on subit une cyberattaque, il faut avoir un plan. Et la problématique, souvent, c'est que la plupart des entreprises qui ne sont pas habituées à ces sujets-là n'ont pas de plan et ne savent pas, finalement, les étapes à suivre pour pouvoir atténuer le risque, accompagner l'entreprise dans cette situation de crise. Donc, ça fait partie des sujets de sensibilisation qu'il faut mener et avoir un plan en cas d'attaque. En cas d'incendie, il faut avoir un plan. C'est exactement la même chose en cas de cyberattaque.

Gilbert Roux : Alors, nous arrivons au terme de ce podcast. Mais avant de conclure, j'aimerais que vous preniez chacune la parole en quelques mots. Si vous aviez un message simple à adresser à nos partenaires qui nous écoutent, qu'est-ce que vous leur diriez ? On commence avec vous, Cécile.

Un mot de conclusion ?

Cécile Pouilley : J'ai envie de dire encore une fois que la cybersécurité, c'est vraiment l'affaire de tous et que ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ne peuvent pas être ciblés.

Gilbert Roux : Awa ?

Awa Ndiaye : Les bons réflexes, les bonnes pratiques peuvent énormément changer les choses en cas de cyberattaque.

Gilbert Roux : Merci beaucoup à toutes les deux pour cet échange qui a été extrêmement éclairant. Alors moi je retiens surtout que la cybersécurité, ce n’est pas uniquement un sujet technique, c'est surtout un enjeu de confiance, d'organisation, d'accompagnement. On va dire un réflexe quotidien. Et pour le mot de la fin, j'aimerais citer une phrase que j'ai déjà entendue plusieurs fois en préparant ce genre d'émission, c'est : en matière de cybersécurité, la bonne question à se poser, ce n'est pas si vous subirez une cyberattaque un jour, mais quand cela arrivera.

Gilbert Roux : Merci beaucoup à Awa Ndiaye, merci Cécile Pouilley et je vous dis à bientôt, merci.

Cécile Pouilley : À bientôt. Merci.

Citation
Nous mettons à disposition des partenaires CGP et courtiers un catalogue de services dédié à la cybersécurité. Ce catalogue, disponible via Finagora, regroupe différents types de produits, de l'outillage, de la sensibilisation et de l'accompagnement” . Awa Ndiaye