Les médias sociaux

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Les médias sociaux

Marie-Beatrix Le Coz

27/05/21 - Les médias sociaux

GILBERT ROUX Bienvenue sur les #RDVExperts, le podcast destiné aux conseillers en gestion de patrimoine et courtiers partenaires de Cardif. Nous sommes en France plus de 38 millions d'utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux. 38 millions, eh bien, c'est plus d'un Français sur deux. Alors, la question qui nous intéresse aujourd'hui dans les #RDVExperts, c'est comment utiliser cette manne pour développer votre business à vous, les CGP et les courtiers ? Quelles sont les bonnes pratiques et quelles sont les clés d'une stratégie efficace ? Pour répondre à toutes ces questions, j'ai le plaisir de recevoir Marie-Béatrix Le Coz. C'est la spécialiste médias sociaux et marketing opérationnel au sein de BNP Paribas Cardif France. Bonjour, Marie-Béatrix Le Coz.

MARIE-BÉATRIX LE COZ Bonjour, Gilbert, et merci pour votre invitation.

GILBERT ROUX Bienvenue au micro des #RDVExperts. C'est toujours un plaisir de vous recevoir, Marie-Béatrix. Nous allons débuter notre entretien en brisant un cliché. Et ce cliché c'est « non, les réseaux sociaux, ce n'est pas réservé aux millennials ou à la génération X ». Alors, ils sont certes majoritaires et à l'avant-garde de ces usages, mais contre toute attente, ce dont on s'est rendu compte, durant la période de ce premier confinement en 2020, c'est que les 45-75 ans, c'est-à-dire un peu la cible de nos partenaires CGP - courtiers, sont quasiment un sur deux aujourd'hui à utiliser les médias sociaux. Alors, vous en tirez quel enseignement ?

Une accélération de l’utilisation des médias sociaux

MARIE-BÉATRIX LE COZ Eh bien, oui, c'est vrai que le confinement, du fait qu'on ne pouvait plus se rencontrer dans la vraie vie, a accéléré l'utilisation des médias sociaux, donc Facebook en tête, surtout pour les 45-75 ans, donc Facebook n'est pas mort, et au contraire, est très actif. Les messageries type WhatsApp également. Certains ont même créé des chaînes YouTube qui sont devenues influentes ensuite. Donc on voit bien que les usages ont évolué, y compris chez les CGP et courtiers, parce que le lien n'étant plus possible en vrai, c'était une façon d'aller continuer l'échange avec des partenaires existants, les trouver sur LinkedIn ou Facebook, et prolonger ces échanges, eh bien, par le web, en fait.

GILBERT ROUX Des études précisent que 54 % des utilisateurs vont sur les réseaux sociaux pour rechercher des produits, des avis, ou des recommandations* . C'est dire si pour les entreprises, qu'elle soit grande comme Cardif ou que ce soit une entreprise individuelle comme peuvent l'avoir certains courtiers ou CGP, la présence sur les médias sociaux est vraiment très importante aujourd'hui.

La présence sur les médias sociaux est-elle vraiment importante aujourd'hui ?

MARIE-BÉATRIX LE COZ Oui, et elle est importante à plusieurs raisons. Le web est un peu le prolongement de la vraie vie. Je compare souvent le web à la place du village, en fait. Avant d'acquérir, de faire un achat d'un bien physique, d'un produit, d'un service, on doit s'assurer que le bien répond à nos besoins, que l'entreprise qui le propose corresponde à notre ADN. Et enfin, on recherche beaucoup la recommandation, de nos proches, de nos pairs, de gens qu'on identifie comme référents. Et donc, les réseaux sociaux sont un lieu où les Français, vous, moi, n'importe qui, que ce soit en BtoB ou BtoC, va chercher de l'information. Donc, de façon générale, sur le web. Google reste quand même le premier, la première plateforme utilisée au monde, suivie de YouTube, et les médias sociaux arrivent en ordre dispersé, donc Facebook, Instagram, Snapchat, LinkedIn, tout dépend un peu de ce qu'on cherche, mais ça va être un élément de réassurance. Si des personnes parlent en bien d'un produit ou d'un service, là-dessus, même si on ne les connaît pas directement, ça peut inciter à l'achat.

GILBERT ROUX Alors, vous, vous êtes convaincue depuis toujours que les médias sociaux peuvent aider les CGP et les courtiers, à développer leur business. Alors, ma question est toute simple, c'est : en quoi, ça peut les aider à développer leur business ?

En quoi les médias sociaux peuvent aider les CGP - courtiers à développer leur business ?

MARIE-BÉATRIX LE COZ Premièrement il ne faut pas y aller pour dire : "Salut, j'ai un produit, viens l'acheter." Le socle d'une présence sur les réseaux sociaux, c'est déjà se faire connaître, qui on est, ce qu'on vend, et valoriser notre expertise. Ça, c'est le premier point. Le deuxième, c'est notre maillage ; c'est-à-dire que si quelqu'un dit : "Je suis la star de l'épargne retraite", mais que son maillage sur les réseaux sociaux se cantonne à 100 ou 200 personnes. Non, ce n'est pas à une star. Donc, il y a aussi une question de crédibilité. Et le troisième, enfin, c'est le business, donc, à deux niveaux. Le premier, c'est fidéliser ses partenaires qu'on ne voit plus quand on ne peut plus se déplacer. Donc, c'est aller leur pousser de l'information, ou lire leur propre information, enfin, utiliser les réseaux sociaux pour interagir avec eux parce que les mails, on est tous noyés de mails, le téléphone, on peut y passer, allez, 8 heures, 10 heures par jour, mais pas plus. Donc, les médias sociaux, c'est une façon de fidéliser. Et enfin, le dernier étage de la fusée, c'est aller conquérir de nouveaux clients. Mais une fois que le socle est fait, donc l'expertise, le maillage, et puis la fidélisation. On ne peut pas aller chercher des gens leur dire : "Viens, j'ai un super produit qui correspond à ce que tu veux" si : un, on ne montre pas à l'autre qu'on a compris qui il est et ce dont il a besoin, et deux, eh bien, qu'on existe tout seul dans son coin.

GILBERT ROUX Si, par exemple, je suis un petit cabinet, je suis avec un collaborateur ou je suis tout seul, qu'est-ce que je dois faire pour être présent ? Qu'est-ce que je dois montrer ? Comment je dois créer une page sur LinkedIn, par exemple ?

Comment être présent sur les réseaux sociaux lorsqu’on est CGP - courtiers ?

MARIE-BÉATRIX LE COZ Alors, moi, j'aurais envie de dire pour un petit cabinet, c'est d'abord en tant que personne plutôt qu'en tant que marque qu'il doit créer sa présence. Pourquoi ? Parce qu'un client, c'est avec lui qu'il va faire affaire. Ce n'est pas avec le nom de son entreprise. Donc, c'est important, la première étape, c'est créer sa présence à lui. S'il est déjà sur Facebook, s'il a des clients qui sont sur Facebook, ça peut être Facebook, mais en créant, vraiment, une identité un peu propre. Pour moi, Facebook, c'est plus des marques, mais certains CGP peuvent y aller parce qu'ils ont déjà des amis, clients qui sont dessus. Ça peut être un lieu s'ils sont à l'aise avec cet outil. S'ils partent de rien, je les invite à aller sur LinkedIn. Premièrement, parce que, généralement, ils ont une page LinkedIn, en tant que personne, créée il y a une dizaine d'années, donc qu'il faut remettre à jour. Et aussi pour deux autres raisons. La première, c'est que LinkedIn est peut-être le seul média social sur lequel on ne peut pas se créer un pseudo, on ne peut pas s'inventer une vie. J'ai peu vu de personnes qui se sont créé une fausse identité et qui ont fait du business derrière, enfin, du business par rapport à ce qu'elles disaient vendre. Et, donc, cette identité-là, et ensuite, leurs partenaires existants. Sont-ils sur LinkedIn ? Donc, du coup, c'est prendre contact avec eux en leur disant : "Tiens, bonjour, voilà, ça me ferait plaisir d'être connecté avec toi", ou "Tiens, j'ai tel sujet que je voulais te partager'". Et ça, c'est la première étape, plutôt que de se dire : "Il faut que j'aille chercher de nouveaux clients". Non, construisons d'abord notre réseau avec les personnes qu'on connaît dans la vraie vie.

GILBERT ROUX D'accord, et quel type d'information je dois pousser, du coup ? Comment je crée cette relation entre moi, CGP courtier, et mon client qui va me rejoindre sur ma page LinkedIn ?

Pour un CGP, comment créer une relation avec ses clients sur LinkedIn ?

MARIE-BÉATRIX LE COZ Pour moi, il y a deux choses. La première, c'est relayer des contenus que je pense intéressants pour les personnes pour qui je suis présent sur LinkedIn, donc, mes clients. Et la deuxième, c'est quand on a créé un réseau, eh bien, interagir avec les autres. Il ne faut pas juste discuter soi-même dans son coin, il faut aussi s'insérer dans la conversation. C'est comme sur le marché, quand on y va assez régulièrement, on revoit les mêmes têtes, on se met à discuter et on crée du lien. Et il faut créer du lien, recréer ce lien sur les réseaux sociaux, en allant interagir avec ses clients. Et s'il y a des prospects qu'on souhaite attraper, plutôt que d'aller les voir en message privé en leur disant : "Tiens, j'ai un super produit, je suis sûr que tu vas adorer", c'est premièrement de dire : "Coucou, bonjour, ah, tiens, c'est intéressant. Est-ce que tu es aussi intéressé par telle autre chose ?" Ce qu'on fait dans la vraie vie, il faut le dupliquer sur les réseaux sociaux, de façon très pragmatique.

Citation
Le socle d'une présence sur les réseaux sociaux, c'est déjà se faire connaître : qui on est, ce qu'on vend et valoriser notre expertise. Marie-Beatrix Le Coz
 

Marie-Beatrix Le Coz

Intervenante

Marie-Beatrix Le Coz est Responsable Marketing opérationnel B2B et médias sociaux pour les réseaux CGP – Courtiers et E-Business de BNP Paribas Cardif.

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La cybersécurité, l’affaire de tous

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La cybersécurité, l’affaire de tous

Awa Ndiaye et Cécile Poulley

02/07/26 - La cybersécurité, l’affaire de tous

Communication à caractère publicitaire

Gilbert Roux : Saviez-vous que les cyberattaques touchent toutes les structures ? En 2026, une PME française est touchée toutes les deux minutes et selon l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'information) et son panorama 2025, 48 % des victimes de rançongiciels en France sont des PME ou des TPE. Autant dire que dans les métiers du courtage et de la gestion de patrimoine, où la donnée client est centrale, le sujet devient évidemment stratégique. Pour en parler, j'accueille Awa Ndiaye et Cécile Pouilley de BNP Paribas Cardif. Awa bonjour, merci d'être avec nous.

Awa Ndiaye : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Awa, vous travaillez au sein des équipes digitales dédiées aux activités de courtage chez BNP Paribas Cardif. Vous avez une forte proximité terrain auprès des CGP et des courtiers, et vous êtes également spécialisée dans la cybersécurité et ses enjeux dans les écosystèmes très interconnectés comme ceux du courtage. Et à vos côtés, Cécile Pouilley. Bonjour Cécile,

Cécile Pouilley : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Cécile, vous travaillez au sein des équipes sécurité de BNP Paribas Cardif et votre rôle est d'accompagner les équipes informatiques pour la sécurisation de leur écosystème le principal enjeu étant la protection, des données clients et des partenaires et d'évaluer tous les risques qui tournent autour de la cybersécurité. Commençons, si vous le voulez bien, par un état des lieux, ou plutôt un état de la menace, devrais-je dire. Quand on parle de cybersécurité aujourd'hui, est-ce qu'on parle encore des hackers très sophistiqués et très stéréotypés ? Et j'ajouterai, pourquoi les PME et les TPE sont-elles devenues des cibles privilégiées ?

Comment décrire l’état actuel de la menace en matière de cybersécurité ?

Awa Ndiaye : Beaucoup pensent que les cyberattaques ne concernent que les grandes entreprises. En réalité, les PME et les TPE sont un peu comme des maisons dans un quartier résidentiel et les cambrioleurs, finalement, ne vont pas attaquer forcément la villa la plus grande, la plus luxueuse. Ils vont plutôt passer par la maison dont la fenêtre est ouverte. Les cybercriminels visent particulièrement les PME TPE parce que c'est plus simple : elles ont beaucoup moins de protection, elles sont moins sensibilisées aux enjeux cyber, et souvent, la personne qui s'occupe de l'informatique en plus fait son métier, son activité principale, donc c'est très compliqué, et en plus, elle manipule des données très sensibles, notamment les données clients, des données financières, des données patrimoniales. Parallèlement à ça, aujourd'hui, les cyberattaquants massifient leurs attaques, ce qui fait qu'ils ne passent pas par une seule porte, mais tentent toutes les portes. Donc typiquement, au travers d'un mail piégé, d'une usurpation d'identité, d'une fraude bancaire. Cela devient de plus en plus compliqué, mais il ne faut surtout pas s'inquiéter, les bons réflexes permettent de réduire ce risque et de limiter les impacts liés à une cyberattaque pour ces entreprises.

Gilbert Roux : Très bien, Merci pour ce panorama de l'état de la menace. Cécile, vous êtes au cœur du dispositif sécurité. Comment, quand on est un grand groupe comme BNP Paribas, on se prépare face à ce niveau de menace qui on l'a vu est à la fois élevé et permanent ?

Comment se prépare BNP Paribas Cardif face à cette menace permanente ?

Cécile Pouilley : Alors déjà, tout simplement, on va devoir s'appuyer sur la réglementation, qu'elle soit française, européenne, mais également sur la réglementation financière. On va vraiment appliquer les règles à l'état de l'art, et en étant un grand groupe, on a la chance d'avoir des équipes cyber dédiées avec des pôles d'expertises. La cybersécurité, c'est assez vaste. Il y a des équipes très techniques et des équipes plutôt axées gouvernance et on va mettre en place des outils, des process au sein de l'entreprise pour se protéger au mieux, vérifier également que des attaquants n'essayent pas de rentrer chez nous et puis, en interne, qu’il n'y ait pas de fuites de données par exemple. On va mettre en place des mesures de protection et je pense que, plus c'est simple d'utilisation, plus ça rentre dans notre quotidien, plus c'est facile. Je vais vous donner un exemple avec l'authentification forte. On va avoir plusieurs facteurs d'authentification et cela va permettre en fait tout simplement une meilleure maîtrise de son système. Ce qu'il faut savoir également, c'est que la cyber, ce n'est pas quelque chose qui est dédié aux équipes techniques, c'est en fait l'affaire de tous au quotidien et donc la clé, c'est la sensibilisation de chacun. Par exemple, il y aura des campagnes de phishing (appelé également hameçonnage) : lorsqu'on est collaborateur et qu'on clique sur un mail, comme quand on reçoit, même dans le cadre perso, ces faux SMS ou emails avec ces fameux liens, une fois qu'on a cliqué dessus, je pense qu'on est plus vigilant. Le risque zéro n'existe pas, et en passant par les bons gestes, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle, on peut améliorer cette cybersécurité.

Gilbert Roux : La double authentification ou l'authentification forte, c'est un sujet qui concerne beaucoup les partenaires CGP et courtiers. Awa, vous avez beaucoup échangé avec eux sur le terrain. Aujourd'hui, où en sont réellement les CGP et les courtiers sur ces sujets de cybersécurité ? Est-ce qu'ils sont très sensibles à cela ?

Où en sont les CGP et courtiers sur ces sujets de cybersécurité ?

Awa Ndiaye : Je pense qu'on est à un moment un peu charnière parce que dans le milieu financier, et plus particulièrement pour les CGP et les courtiers, il y a une prise de conscience de l'or qu'ils ont entre les mains : les données de leurs clients et la confiance qui va avec. Par rapport à ce moment clé, je pense qu'il y a un problème de maturité autour des sujets de cybersécurité, mais il y a une vraie conscience. Ce qu'on peut voir sur le terrain c'est qu'ils ne savent pas par où commencer. Plus globalement, on passe d'un sujet qui était purement vu comme un sujet technique, comme un sujet inaccessible et que pour les grandes entreprises, à un sujet qui devient un enjeu stratégique et qui peut avoir un impact non seulement sur la réputation de l'entreprise, mais aussi sur la cessation d'activité.

Gilbert Roux : Impossible de parler cybersécurité sans parler d'intelligence artificielle. Cécile, est-ce que l'IA qu'on utilise quasiment tous aujourd'hui est une opportunité supplémentaire ou est-ce que vous considérez l'IA comme un nouveau facteur à risque ?

L’IA, un nouveau facteur de risque ?

Cécile Pouilley : Il y a encore cinq ou six ans, l'IA, c'était quelque chose de totalement inaccessible, voire inconnu pour une grande partie de la population. Aujourd'hui, n'importe qui peut y avoir accès sur son téléphone ou son ordinateur. Donc je pense que c'est un véritable outil d’aide pour l'amélioration des performances, de la réactivité. En revanche, il faut garder en tête également que ça peut être un facteur de risque dans le sens où, maintenant, on fait attention aux mails qu'on envoie avec les données qu'on peut envoyer. On ne va pas envoyer un mail à n'importe qui avec ses données client ou des données sensibles par exemple. En revanche, avec l'IA, il y a encore cette notion de sensibilisation à prendre en compte et il faut garder en tête que plus on va anonymiser ses données dans l'IA, plus on va faire attention à ce qu'on y met, et plus ça va nous permettre en fait, de l'utiliser comme une aide et non pas comme un facteur de risque.

Gilbert Roux : Awa, je voudrais qu'on revienne sur l'accompagnement des partenaires, parce que c'est un point important chez BNP Paribas Cardif. Vous travaillez justement à une initiative pour accompagner en matière de cybersécurité les partenaires CGP et courtiers. Alors, en quelques mots, en quoi ça consiste ?

Vous travaillez sur un accompagnement cybersécurité dédié à nos partenaires CGP et courtiers ?

Awa Ndiaye : L'initiative qui a été lancée, c'est vraiment dans le but de mettre à disposition des CGP et des courtiers des éléments autour de la cybersécurité qui soient lisibles, qui soient compréhensibles et qui puissent leur servir directement au quotidien. Donc cette offre, elle se base sur trois grands piliers. Le premier pilier concerne tout ce qui va tourner autour de la connaissance de la menace, donc de la sensibilisation. Le deuxième pilier, c'est savoir où on en est en termes de cybersécurité, donc des audits, des diagnostics, qui permettent de faire un état des lieux de sa sécurité, de son entreprise. Et le troisième pilier, c'est quel outil je dois mettre, quel processus je dois mettre pour pouvoir me protéger. Donc ce catalogue de services, on va le mettre à disposition au travers du portail qui est dédié aux conseillers en gestion de patrimoine et courtiers chez Cardif. Ce catalogue regroupera différents types de produits, de l'outillage, de la sensibilisation et de l'accompagnement.

Gilbert Roux : Il est clair que votre objectif n'est pas de faire des partenaires CGP et courtiers des experts en cybersécurité, mais au contraire de leur donner les bons outils.

Awa Ndiaye : Exactement. L'objectif, c'est vraiment de donner les bons outils, et aujourd'hui, c'est un élément stratégique de garantir à ses clients, à ses partenaires, que leurs données, on en prend soin, elles sont sécurisées et tous les échanges sont sécurisés. C'est vraiment un point clé de confiance, de gestion du risque pour éviter tout arrêt d'activité.

Quand on subit une cyberattaque, il faut avoir un plan. Et la problématique, souvent, c'est que la plupart des entreprises qui ne sont pas habituées à ces sujets-là n'ont pas de plan et ne savent pas, finalement, les étapes à suivre pour pouvoir atténuer le risque, accompagner l'entreprise dans cette situation de crise. Donc, ça fait partie des sujets de sensibilisation qu'il faut mener et avoir un plan en cas d'attaque. En cas d'incendie, il faut avoir un plan. C'est exactement la même chose en cas de cyberattaque.

Gilbert Roux : Alors, nous arrivons au terme de ce podcast. Mais avant de conclure, j'aimerais que vous preniez chacune la parole en quelques mots. Si vous aviez un message simple à adresser à nos partenaires qui nous écoutent, qu'est-ce que vous leur diriez ? On commence avec vous, Cécile.

Un mot de conclusion ?

Cécile Pouilley : J'ai envie de dire encore une fois que la cybersécurité, c'est vraiment l'affaire de tous et que ce n'est pas parce qu'ils sont petits qu'ils ne peuvent pas être ciblés.

Gilbert Roux : Awa ?

Awa Ndiaye : Les bons réflexes, les bonnes pratiques peuvent énormément changer les choses en cas de cyberattaque.

Gilbert Roux : Merci beaucoup à toutes les deux pour cet échange qui a été extrêmement éclairant. Alors moi je retiens surtout que la cybersécurité, ce n’est pas uniquement un sujet technique, c'est surtout un enjeu de confiance, d'organisation, d'accompagnement. On va dire un réflexe quotidien. Et pour le mot de la fin, j'aimerais citer une phrase que j'ai déjà entendue plusieurs fois en préparant ce genre d'émission, c'est : en matière de cybersécurité, la bonne question à se poser, ce n'est pas si vous subirez une cyberattaque un jour, mais quand cela arrivera.

Gilbert Roux : Merci beaucoup à Awa Ndiaye, merci Cécile Pouilley et je vous dis à bientôt, merci.

Cécile Pouilley : À bientôt. Merci.

Citation
Nous mettons à disposition des partenaires CGP et courtiers un catalogue de services dédié à la cybersécurité. Ce catalogue, disponible via Finagora, regroupe différents types de produits, de l'outillage, de la sensibilisation et de l'accompagnement” . Awa Ndiaye