Baromètre du marché des CGP Nouvelle édition

# #

Baromètre du marché des CGP Nouvelle édition

Delphine Mantz et Annabelle Hermant

22/11/24 - Baromètre du marché des CGP Nouvelle édition

Bienvenue dans ce nouveau numéro des #RDVExperts.

Kantar et Cardif sont associés pour ce 18éme Baromètre du marché des CGP Courtiers 2024.

Pour nous en parler nous recevons Delphine Mantz, Directrice Réseaux CGP - Courtiers et e-Business et de BNP Paribas Cardif et Annabelle Hermant, Directrice Commerciale Kantar Insights France.

🕐 00:44 Delphine, pouvez-vous nous en dire plus sur ce baromètre du marché des CGP 2024 ?

Cette enquête nous permet d’avoir un pouls de la profession CGP :

  • Evolutions des besoins de la clientèle patrimoniale.
  • Mutation de la profession.

🕐 01:06 Quelle est la transformation du marché de la gestion de patrimoine ?

La profession a su se transformer et évoluer avec le virage du digital et s’adapter à aux nouvelles réglementations.
La profession a adapté son conseil en proposant très tôt des contrats de retraite.

Une mutation en trois points :

1/ L’évolution en termes de clients.

61% disent que la croissance organique est leur premier levier de développement.
67 % ont fait grandir leur nombre de clients.
47 % ont rajeuni leur clientèle.

2/ Les CGP se positionnent comme des acteurs globaux.

Ils se dirigent vers les besoins en retraite avec la proposition de contrat de retraite individuelle. En-dehors de l’assurance vie et contrat de capitalisation :

  • Ils souhaitent continuer à en proposer pour près de 40 % d’entre eux.
  • Ils souhaitent proposer davantage de prévoyance, de prévoyance individuelle, d’assurance des emprunteurs ou de private equity en direct.

Les CGP sont des acteurs au plus près des besoins de leurs clients, personnels ou professionnels. 50% vont continuer à multi-équiper leurs clients.

3/ La consolidation :

41% souhaitent acquérir ou céder leurs cabinets dans les années à venir.

🕐 03:00 Face à la transformation de la profession, quels sont les défis que vous avez identifiés ?

1/ Le défi réglementaire. (Voir analyses dans la vidéo à 03:15)

Pour la première fois, ils nous disent s’intéresser de plus en plus à la facturation et aux honoraires.

2/ L’intelligence artificielle.

Pour 82% c’est un outil incontournable pour les années à venir.
(Voir détails dans la vidéo à 03:45)

3/ L’ingénierie financière et l’identification des bons placements pour leurs clients.

Face à des contextes macroéconomiques et des évolutions des marchés qui sont rapides et complexes les CGP vont continuer à adapter leurs conseils à leurs clients.

🕐 04:24 Comment les CGP s’adaptent-ils au marché complexe ?

Les CGP ont constaté un besoin de sécurité accru côté clients.

  • A 67% les investisseurs ont privilégié des investissements moins risqués.
  • Diversification de leurs avoirs au sein de leur portefeuille d’assurance vie, mais également en-dehors.
  • Le rendement sera un sujet clé pour leurs clients investisseurs.

Ce baromètre met en évidence, un changement des priorités chez nos clients investisseurs. (Voir détails dans la vidéo à 05:10)

Les critères ESG restent importants dans un cas sur deux pour nos CGP. Mais ils sont moins déterminants cette année par manquent d’arguments.

🕐 05:34 Par rapport à ce besoin de diversification et de sécurité, quels seront les placements privilégiés à l’avenir ?

Les CGP ont une dynamique de sélection active des fonds pour leurs clients.

  • Pour 48% ils vont proposer davantage d’ETF.
  • Des fonds structurés.
  • Pour 32% renforcer le Private Equity.
  • Le fonds en euros et les fonds thématiques.

🕐 07:05 Comment se porte le moral de la profession ?

94% disent que la profession se porte bien en France.
Plus de huit sur dix envisagent de belles perspectives de développement pour les cinq prochaines années.
On a vraiment des indicateurs au vert avec des CGP engagés dans la transformation de leur activité.

🕐 08:10 Le mot de la fin par Delphine Mantz.

Les CGP sont des acteurs engagés qui continuent d’innover avec l’ambition de personnaliser et d’apporter le meilleur conseil à leurs clients.
C’est leur ADN.
Chez BNP Paribas Cardif, nous les accompagnons depuis 40 ans avec des produits haut de gamme et une qualité de service qui leur permettra d’accompagner leurs clients.

👉 Découvrez nos offres et services

👉 Vous souhaitez distribuer nos produits ? Prenez contact avec un Chargé de Partenariat Régional

👉 Pour (mieux) nous connaître, découvrez comment devenir partenaire agréé

Citation
Le baromètre 2024 des CGP met en lumière les perspectives de croissance prometteuses et le dynamisme des conseillers en gestion de patrimoine. Forts de leur expertise et de leur flexibilité, ils accélèrent la diversification de leur gamme afin de séduire de nouveaux profils et de développer l’équipement de leurs clients. Acteurs complets de la gestion patrimoniale, les CGP développent en parallèle leur accompagnement sur la retraite individuelle et la protection, tout en s’adaptant aux enjeux de transformations du secteur. Preuve en est, leur volonté d’élargir leur utilisation de l’intelligence artificielle que 82% considèrent comme incontournable. Delphine Mantz
 

Delphine Mantz

Intervenante

Delphine Mantz débute sa carrière en 2005 en contrôle de gestion et pilotage de la performance au sein de la direction financière de BNP Paribas Cardif. En 2010, Delphine Mantz est nommée directrice financière et responsable de la performance, ainsi que membre du comité de direction pour la région Asie. C’est en 2018 que Delphine Mantz de retour en France, intègre de nouveau BNP Paribas Cardif France comme experte data science & analytics.

 

Annabelle Hermant

Intervenante

Après un Master en Marketing (EDHEC Business School), Annabelle débute sa carrière chez TNS Sofres, avant de rejoindre Ipsos et enfin Kantar en 2018. Après y avoir occupé les postes de directrice adjointe puis directrice d’expertise dans le secteur des Services, elle occupe aujourd’hui un rôle de directrice commerciale. A ce titre, elle travaille en étroite collaboration avec les acteurs du marché bancaire, en particulier BNP Paribas.

Retour Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

#

Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

Nicolas Grégori

07/05/26 - Clauses bénéficiaires et protection du conjoint

Gilbert Roux : Comment désigner ce qui relève de la simple désignation bénéficiaire et ce qui relève d'une vraie stratégie de protection du conjoint ? C'est le thème de ce numéro des #RDVExperts : les clauses bénéficiaires, véritable levier de protection patrimoniale pour les couples et pour sécuriser le conjoint survivant. Pour nous en parler, j'ai le plaisir de recevoir Nicolas Grégori, juriste patrimonial BNP Paribas Cardif. Bonjour et bienvenue au micro de ce podcast, Nicolas.

Nicolas Grégori : Bonjour Gilbert.

Gilbert Roux : Alors Nicolas, dans l'assurance vie, le choix et la rédaction de la clause bénéficiaire conditionne, non seulement qui recevra le capital au décès, mais aussi comment cette protection peut être structurée juridiquement pour maximiser sécurité et clarté pour le conjoint.

En assurance vie, le choix et la rédaction de la clause bénéficiaire sont déterminants.

Nicolas Grégori : Effectivement, en premier lieu, il faut vraiment retenir une chose : la rédaction de la clause bénéficiaire, c'est le point central en assurance vie qui va nous permettre d'organiser la transmission des capitaux au décès. On pense très souvent et trop souvent même, au contrat d'assurance vie comme un outil de rendement et d'optimisation fiscale, ce qui est vrai, ça fait partie du contrat d'assurance vie, mais il faut aussi vraiment insister sur ses qualités en matière de transmission patrimoniale. Et pour le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, la rédaction de la clause va effectivement nous permettre, via différentes solutions que l'on va détailler, d'optimiser la protection du conjoint survivant.

Gilbert Roux : Est-ce que c'est une erreur de penser que la clause, qu'on appelle clause standard, est suffisante pour protéger son conjoint ?

La clause « standard » est-elle suffisante pour protéger son conjoint ?

Nicolas Grégori : Dans la plupart des contrats d'assurance vie, on voit une clause dite « standard ». C'est une clause qui est assez facile à comprendre, elle n'utilise pas de termes techniques. On y désigne le conjoint, puis les enfants, leurs descendants et enfin les héritiers. Et c'est vrai que cette clause va répondre à la grande majorité des demandes et permet déjà de protéger très efficacement le conjoint survivant, puisqu'elle va viser à lui attribuer l'intégralité du capital, s'il en accepte le bénéfice, en exonération de droits. Le conjoint peut également renoncer au bénéfice du contrat et, avec cette clause standard, ce sont alors généralement les enfants qui vont être bénéficiaires des capitaux décès. Mais il y a un inconvénient majeur, sinon ce serait trop simple, concernant les capitaux transmis au conjoint via cette clause standard. Une fois que le conjoint a reçu le capital, cette somme d'argent va entrer définitivement dans son patrimoine et s'il ne consomme pas tout de son vivant, ces mêmes capitaux vont se retrouver dans son actif successoral et être taxés lors de son propre décès au profit de ses héritiers. Et cette fois-ci, on ne sera plus dans le cadre fiscal de l'assurance vie mais dans celui de la succession. Donc on protège très bien le conjoint, mais on n'optimise pas la transmission vers la génération suivante. Et surtout on n'apporte aucune nuance selon le besoin réel du conjoint au moment du décès. Soit il perçoit l'intégralité des capitaux, soit il n'en perçoit aucun en renonçant au bénéfice du contrat.

Gilbert Roux : Donc, si je comprends bien ce que vous venez de nous dire, Nicolas, dans cette clause standard, il y a d'une certaine manière un dilemme entre la protection immédiate du conjoint et l'optimisation de ce qu'on va appeler la transmission aux héritiers.

Avec la clause standard, il y a un dilemme entre protection du conjoint et optimisation de la transmission aux héritiers ?

Nicolas Grégori : Tout à fait. C'est une des raisons qui va nous pousser à rechercher une meilleure optimisation dans la rédaction de la clause bénéficiaire. On va viser toujours à protéger le conjoint, c'est le sujet qui nous intéresse, mais on va également vouloir anticiper la transmission aux enfants et dans certains cas, en apportant plus de subtilités quant à la part qui sera perçue par le conjoint dans les capitaux décès.

Gilbert Roux : Très bien. Je vous propose maintenant, Nicolas, d'aborder les autres solutions que l'on peut retenir.

Quelles sont les autres solutions à retenir ?

Nicolas Grégori : Il y a une stratégie qui est plus sophistiquée et qui revient très régulièrement, c'est celle de la clause bénéficiaire dite démembrée. Le démembrement, c'est un outil qui est particulièrement efficace. Il va nous permettre justement de concilier ces deux objectifs : on va protéger le conjoint d'une part, et préparer, anticiper la transmission aux enfants. Comment ça marche ? Eh bien au lieu de donner tout le capital, comme on l'a vu avec une clause standard, à une seule personne en pleine propriété, on va diviser ce droit de propriété en deux parties. D'un côté, on va avoir le conjoint qui sera bénéficiaire pour ce qu'on appelle l'usufruit. De l'autre côté, on aura les enfants qui seront désignés pour la nue-propriété. Je ne vais pas rentrer dans le détail du démembrement faute de temps, mais il faut apporter une subtilité : lorsqu'on parle de démembrement et que l'on veut protéger le conjoint survivant, on va se concentrer sur ce qu'on appelle un quasi-usufruit. En pratique, avec une clause démembrée prévoyant ce quasi-usufruit, le conjoint va recevoir l'intégralité du capital. Finalement, comme dans une clause standard, il va pouvoir l'utiliser comme il le souhaite.

Gilbert Roux : Alors, vous avez évoqué la transmission aux enfants. Est-ce que vous pouvez nous préciser un petit peu comment cela se passe ?

Comment se passe la transmission aux enfants ?

Nicolas Grégori : Ils disposent, en tant que nus-propriétaires de ce que l'on appelle une créance de restitution. Cette créance est finalement un droit donné au nu-propriétaire, qui va leur permettre de venir récupérer le montant en question auprès de la succession de l'usufruitier, sous réserve, c'est un point important, d'un actif successoral suffisant. Alors en parlant d'actif successoral suffisant, il faut préciser une chose lorsque l'on parle d'un quasi-usufruit : il y a un risque ici de dilapidation du capital par le quasi-usufruitier. On l'a dit, ce dernier reçoit l'intégralité des sommes. S'il consomme tout le capital et ne laisse pas à son décès un actif successoral suffisant, les nus-propriétaires peuvent perdre tout ou partie de leur créance. Donc on protège vraiment le conjoint, c'est l'objectif aujourd'hui, mais c'est un peu moins vrai pour les enfants. C'est la raison pour laquelle, souvent, les clauses démembrées vont prévoir des possibilités de mettre en place, par exemple, une caution au profit des nus-propriétaires. Il y a également une possibilité de rédiger une convention de quasi-usufruit. Souvent, ça se fait devant notaire et donc on va encadrer globalement le fonctionnement de ce quasi-usufruit. On va un petit peu limiter les risques de cette manière-là. C'est finalement une stratégie gagnant-gagnant. Le conjoint est protégé sa vie durant et les enfants bénéficient, en principe, on l'a vu, d'une créance leur permettant de récupérer le capital à terme sans subir de double taxation.

Gilbert Roux : Alors est-ce que, Nicolas, il faut en déduire que la clause bénéficiaire démembrée avec le quasi-usufruit serait la meilleure solution à mettre en place pour protéger le conjoint survivant via une clause bénéficiaire ?

La clause bénéficiaire démembrée avec quasi-usufruit est-elle la meilleure solution pour la protection du conjoint ?

Nicolas Grégori : Pas forcément. Sans entrer trop dans le détail des différents schémas, cette clause bénéficiaire démembrée peut perdre de son intérêt, d'une part en fonction des sommes transmises par le jeu des abattements, également de la situation familiale, avec une famille recomposée, la créance de restitution peut poser problème et également des besoins du conjoint survivant. Dans les deux schémas dont on a déjà parlé, à savoir la clause standard ou la clause démembrée avec quasi-usufruit, on part de l'idée, dans ces exemples, que le conjoint survivant a besoin de l'intégralité des capitaux à transmettre. Ce n'est pas forcément le cas. On peut apporter plus de souplesse au conjoint survivant, via notamment ce qu'on va appeler une clause à options. Alors attention, warning là-dessus, la clause à options doit vraiment être rédigée de façon très claire et précise pour éviter tout risque juridique et fiscal. Elle doit être encadrée, j'insiste vraiment sur ce point, par la volonté du souscripteur. Ce que ça veut dire, c'est que finalement, le bénéficiaire ne pourra jamais choisir par lui-même les options énumérées dans la clause, c'est vraiment énuméré par le souscripteur dans la clause.

Gilbert Roux : Ça, c'est pour le cas, c'est pour l'encadrement, on va dire. En termes pratiques, comment fait-on ?

En pratique, comment ça marche ?

Nicolas Grégori : En pratique, via une clause à options, le conjoint pourra accepter le bénéfice du contrat via différentes options. Ce sont toujours un petit peu les mêmes : 100 %, 75 %, 50 % ou 25 % du capital et le solde, dans un schéma familial classique, reviendra aux enfants. Cette clause va également parfois permettre au conjoint de choisir entre de la pleine propriété ou du démembrement. L'idée ici va être de conférer au conjoint, sur les capitaux décès, les mêmes droits dont il dispose en vertu d'une donation au dernier vivant. À noter, bien sûr, que sur demande de nos partenaires, nous pouvons leur transmettre ces modèles de clauses dites « à options ».

Gilbert Roux : Très important, effectivement, on peut vous contacter pour cela. Nous arrivons au terme de ce podcast, Nicolas. Est-ce qu'il y a un point sur lequel vous souhaitez insister avant de nous séparer ?

Un mot de conclusion ?

Nicolas Grégori : Pour conclure, sur le point central, on le répète systématiquement dans ce type de format, il faut absolument, lorsque l'on veut rédiger une clause bénéficiaire ou modifier la clause bénéficiaire d'un contrat en cours, consulter son conseiller. C'est d'autant plus indispensable lorsque l'on parle, comme aujourd'hui, d'optimisation en termes de transmission et donc de clauses bénéficiaires qui peuvent être relativement complexes à rédiger, donc vraiment nécessitent l'accompagnement d'un professionnel. On parle bien sûr du conseiller, il ne faut pas non plus hésiter à échanger avec le notaire, notamment sur un sujet comme celui de la protection du conjoint. Le notaire, lui, a une vision globale sur le patrimoine de ses clients et peut inclure la rédaction de la clause dans une stratégie plus large. Globalement, je l'ai déjà dit pour la clause à options, mais il faut retenir que Cardif propose des trames de clauses bénéficiaires qui couvrent notamment les différents cas dont on a parlé aujourd'hui, les clauses démembrées, les clauses à options, etc. Et globalement, en cas de doute, nous avons l'expertise chez Cardif pour accompagner les partenaires et nos clients dans la rédaction de clauses complexes.

Gilbert Roux : Très bien. Eh bien ce sera donc là-dessus que nous allons clore ce numéro des #RDVExperts consacré aux clauses bénéficiaires et à la protection du conjoint. Merci Nicolas d'être venu jusqu'à nous. Et à très bientôt, merci.

Citation
On pense très souvent au contrat d'assurance vie comme un outil de rendement et d'optimisation fiscale, ce qui est vrai, mais il faut aussi vraiment insister sur ses qualités en matière de transmission patrimoniale. Nicolas Grégori